Drogues et propos glaçants
Tamedia secoué par une enquête interne après une soirée privée

Après une soirée privée arrosée et des propos présumés de violence sexuelle, Tamedia tranche: un cadre de «24 heures» est licencié, tandis que d’autres collaborateurs auraient été avertis.
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Lors d'une fête privée, de la cocaïne aurait été consommée.
Photo: Keystone
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Raphael Rauch

Au printemps 2026, une équipe du quotidien vaudois «24 heures» a décidé de rattraper une soirée de Noël qu'elle n'avait pas eu le temps d'organiser en décembre. La fête s'est déroulée dans un cadre privé. Mais elle a pris une tournure .

L'alcool aurait coulé à flots. De la cocaïne et de la MDMA auraient également circulé. Un cadre aurait lancé: «J'ai envie de violer.»

Un licenciement prononcé

L'incident a été signalé en interne. La directrice générale de Tamedia, Jessica Peppel-Schulz, a réagi en suspendant le cadre concerné et en ordonnant l'ouverture d'une enquête externe.

Le verdict est désormais tombé: le cadre a été licencié. La rédaction en a été informée mardi. Des collaborateurs qui ne sont pas intervenus lorsque la soirée a dégénéré auraient également reçu un avertissement, versé à leur dossier personnel.

Contacté, le porte-parole de l'éditeur zurichois, Edi Estermann, indique qu'«après un examen approfondi des résultats de l'enquête, Tamedia a pris les mesures légales nécessaires en matière de personnel et d'organisation. Pour des raisons de protection de la personnalité et de confidentialité, nous ne nous exprimons pas sur les détails.»

Un précédent remontant à 2018

Ce n'est pas la première fois que ce cadre est mis en cause. En 2018, il aurait déjà eu un comportement déplacé envers une jeune journaliste lors d'une soirée qui s'était prolongée après un événement. Il l'a embrassée sur la bouche, puis attrapé les seins, confiait cette journaliste lors d'une première enquête de Blick, parue en août.

Quelques jours plus tard, le cadre l'aurait abordée sur son lieu de travail, lui expliquant en substance qu'ils avaient passé une soirée fantastique et donné une leçon à «tous les coincés». «Il ne s'est pas excusé et a fait passer tout cela pour une blague. Pour moi, cela n'avait absolument rien d'une plaisanterie.»

Deux autres cadres visés par des enquêtes

Parallèlement, deux autres enquêtes sont toujours en cours. La première concerne un cadre qui aurait eu un comportement déplacé envers de jeunes collègues féminines lors de la fête de Noël de décembre 2025, sans respecter les limites de la proximité physique.

La seconde enquête vise un autre cadre, qui aurait entretenu une liaison avec une jeune collaboratrice en 2023. Son style de management est également mis en cause. Plusieurs journalistes lui reprochent de ne pas maîtriser ses émotions et de s'adresser à ses équipes sur un ton dévalorisant.

Le porte-parole de Tamedia, Edi Estermann, rappelle la position du groupe: «Tamedia ne tolère aucune violation de ses règles de conduite et attend de l'ensemble de ses collaboratrices et collaborateurs qu'ils entretiennent des relations fondées sur le respect.»

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