Un fléau en augmentation
Déjà 150 millions d'appels indésirables en 2026… et ce n'est pas fini

En 2026, les opérateurs suisses ont bloqué des millions d'appels frauduleux. Plus de 148 millions d'appels indésirables ont déjà été signalés cette année.
Et ce genre d'abus tend à augmenter encore en fin d'année
Photo: Getty Images
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ATS Agence télégraphique suisse

Cette année en Suisse, les opérateurs téléphoniques sont déjà intervenus pour plus de 148 millions d'appels indésirables. Et ce genre d'abus tend à augmenter encore en fin d'année.

Swisscom a recensé 102 millions d'appels de type «spoofing» (usurpation d'identité téléphonique) ou spam, a indiqué l'opérateur à l'agence de presse Keystone-ATS. Parmi eux, 65 millions ont été bloqués et 30 millions rendus anonymes. Et pour sept millions d'autres appels, un avertissement est apparu.

Jeudi, Sunrise indiquait pour sa part, dans un communiqué, avoir bloqué, rendu anonymes ou signalé plus de 46 millions d'appels entre janvier et août. C'est environ un cinquième de plus que l'année passée. Salt déploie également un mécanisme de lutte contre les appels indésirables. Celui-ci bloque en moyenne environ deux appels entrant sur cinq, a expliqué une porte-parole.

Les opérateurs luttent notamment contre le «spoofing», une technique consistant à afficher un faux numéro de téléphone ou un numéro manipulé. Depuis le début de l'année, les appels provenant de l'étranger et affichant un numéro suisse potentiellement falsifié doivent soit être bloqués, soit être transmis avec la mention «appel inconnu».

Le chat et la souris

L'efficacité des mesures de protection a cependant tendance à diminuer, car les escrocs modifient très rapidement les numéros, précise-t-on chez Salt. Sunrise fournit des chiffres à ce sujet: entre janvier et août, plus de 10 millions d'appels provenant de l'étranger ont été signalés en raison de soupçons d'usurpation ou d'utilisation abusive d'un numéro suisse.

Selon Sunrise, le volume d'appels indésirables a tendance à augmenter vers la fin de l'année, en raison notamment de l'échéance de contrats et de polices d'assurance.

Swisscom renonce pour sa part à communiquer des détails précis, afin d'éviter que les usurpateurs n'en profitent. «La lutte contre le «spoofing» reste un jeu du chat et de la souris», souligne-t-on chez Swisscom

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