Joie, effervescence et bonne humeur: les skieurs suisses avaient de nombreuses raisons de faire la fête l’hiver dernier. Marco Odermatt et ses coéquipiers ont amassé 17 victoires en Coupe du monde, ainsi que trois globes de cristal. Aux Jeux olympiques 2026, ils ont remporté quatre des cinq médailles d’or. Un homme a toutefois régulièrement contrarié leurs plans: Lucas Pinheiro Braathen (Brésil). «J’aime me remémorer mes succès, mais aussi les moments difficiles que j’ai dû surmonter. J’en tire la confiance nécessaire pour ce qui m’attend», déclare-t-il.
Le 25 octobre à Sölden (Autriche), le duel entre Lucas Pinheiro Braathen et les Suisses connaîtra un nouvel épisode. Né et ayant grandi en Norvège, le Brésilien figure parmi les favoris après la saison passée. Il a remporté le globe de cristal en géant et l’or olympique dans la discipline. Et veut maintenant jouer, à nouveau, à fond sa carte brésilienne.
«À la plage tous les jours»
Pour cela, Lucas Pinheiro Braathen a misé sur le soleil plutôt que sur la neige. Pendant des mois, il a vécu l’été européen à Rio de Janeiro. «J’étais à la plage tous les jours et j’ai beaucoup surfé», raconte-t-il. Il s’est également dépensé sur le trampoline. Et bien sûr, la samba était incontournable. Mais surtout, le skieur a travaillé dur son endurance.
Dès l’été 2025, il s’était entraîné dans la ville côtière. Cette fois, il a optimisé sa préparation. «Je fais partie de l’équipe olympique brésilienne, qui dispose d’une excellente infrastructure avec tout ce dont j’ai besoin.»
En Argentine et au Chili pour skier
Sur le plan privé aussi, tout était parfait: avec sa compagne Isadora Cruz, une actrice brésilienne, il a trouvé un appartement tout près. «Il se trouve à seulement dix minutes du studio où travaille Isadora. Tout cela donne l’impression d’être un cadeau de l’univers», tire-t-il comme bilan.
Rio a également été une chance sur le plan logistique. De là, Lucas Pinheiro Braathen s’est rendu en Argentine et au Chili, où il s’est entraîné sur la neige. «Il y avait des vols directs et je n’ai pas eu à changer de fuseau horaire pendant toute la préparation.»
Il ne fixe pas d’objectifs concrets pour l’hiver prochain. Il formule plutôt un souhait qui dépasse largement le cadre du sport: «J’espère pouvoir encourager les enfants et les adolescents à suivre leur propre voie. Ils doivent faire ce qui est juste pour eux et ne pas dépendre de ce que les autres pensent d’eux.»