Loïc Meillard est papa depuis fin mai. La naissance de sa fille a bouleversé la vie du champion olympique de slalom. Ses priorités ont changé, et il a misé sur la qualité plutôt que sur la quantité lors de sa préparation estivale. «Les émotions que nous vivons dans le sport sont très particulières», explique Loïc Meillard dimanche soir dans l’émission de la SRF Sportpanorama. «Mais quand on devient père, c’est quelque chose d’encore plus grand et de meilleur.»
Son nouveau rôle a désormais d’autres conséquences sur sa carrière. Loïc Meillard a décidé d’adapter son calendrier. Ces dernières années, il disputait en début d’hiver non seulement les courses techniques, mais aussi les Super-G. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci, puisqu'il renonce à prendre le départ au moins jusqu’à la fin de l’année.
Fêter Noël à la maison
La raison tient en partie à un programme chargé qui laisse peu de place à la récupération, mais surtout à sa volonté de passer du temps avec sa fille malgré la saison en cours. Il ne veut pas manquer son premier Noël en famille. «Le 23, nous avons le slalom nocturne de Madonna, puis tu rentres à la maison le 24», explique Loïc Meillard. «C’est Noël, et je devrais déjà être de nouveau à Bormio le 25.»
Il ne souhaite pas quitter sa famille de nouveau aussi vite. Ces dernières années, c’était différent, car il ne devait penser qu’à lui. Désormais, il y a quelqu’un d’autre. Il en est donc arrivé à la conclusion suivante : «Ce serait bien de passer trois ou quatre jours à la maison et de vivre ces moments ensemble.» Loïc Meillard manquera ainsi les super-G de Copper Mountain (28 novembre), de Beaver Creek (5 décembre), de Gröden (18 décembre) et de Bormio (29 décembre). Il devrait entamer sa saison de vitesse lors de la course à domicile de Wengen (15 janvier).
Ce choix n’entame pas sa motivation pour autant. Le skieur d'Hérémence aimerait beaucoup remporter cet hiver le globe du slalom ou du slalom géant, même s’il en possède déjà un à la maison: celui du slalom parallèle de 2020. Il n’avait alors dû disputer que deux courses. «Au final, c’est tout de même un globe. Dans 20 ans, plus personne ne saura d’où il vient», dit-il en riant. Mais la chasse aux globes dans les disciplines techniques fait aussi partie de ce qui le pousse à continuer de travailler dur.