On ne sait toujours pas où se déroulera la finale de la saison 2026 de Formule 1. Le Qatar, qui accueille actuellement le paddock du MotoGP, est toujours dans l’incertitude. La situation sécuritaire dans la région est telle que Yamaha a même décidé de retirer ses quatre motos de la compétition.
L’argent passe-t-il avant la sécurité?
La situation au Moyen-Orient soulève de sérieuses questions. La Formule 1 doit décider d’ici mardi prochain si le Grand Prix du Qatar, prévu le 6 décembre, sera finalement déplacé à Imola.
Dans les paddocks de la Formule 1 et du MotoGP, les organisateurs ont distribué un document contenant sept consignes à respecter en cas d’attaque militaire. Des recommandations qui contrastent avec les assurances données jusqu’ici sur la sécurité de l’événement.
Pour l’instant, les écuries restent discrètes et aucune n’a officiellement pris position. La crainte de froisser les organisateurs semble freiner les prises de parole. Audi fait figure d’exception et affiche clairement son soutien au maintien de la course au Qatar. Un soutien qui n’est peut-être pas totalement désintéressé: environ un tiers de l’écurie appartient au fonds souverain qatari.
Se mettre à l’abri et protéger sa tête
Le document transmis détaille les gestes à adopter en cas d’attaque militaire. En voici quelques extraits:
- Rejoindre immédiatement un lieu sûr. Ne pas prendre de photos et se contenter d’observer la situation.
- A l’hôtel, emprunter uniquement les escaliers menant aux abris. Si l’on doit rester dans sa chambre, se mettre à l’abri à l’opposé des fenêtres.
- A l’extérieur, rejoindre le bâtiment le plus proche. S’accroupir et protéger sa tête.
- En voiture, s’arrêter immédiatement et rejoindre le bâtiment le plus proche. Si cela n’est pas possible, s’accroupir et protéger sa tête.
- Rester à l’abri pendant au moins dix minutes, ou jusqu’à ce que les autorités annoncent officiellement la fin de l’alerte.
- Une fois l’alerte terminée, ne toucher aucun débris et ne pas les photographier. Signaler leur présence aux services de secours locaux, puis rejoindre son groupe pour vérifier que tout le monde est en sécurité.
Un salut depuis le podium mexicain
Voilà pour les préoccupations sécuritaires en vue du Grand Prix du Qatar. A Interlagos, où se déroule le week-end brésilien, l’ambiance est bien différente: 25 degrés, pas de pluie et six jeunes pilotes en piste à l’occasion des essais libres.
Plusieurs écuries ont en effet confié leur monoplace à de jeunes talents. Freddie Slater a remplacé Nico Hülkenberg chez Audi, Dino Beganovic a pris la place de Charles Leclerc chez Ferrari et Gabriele Mini celle de Pierre Gasly chez Alpine. Chez McLaren, Leonardo Fornaroli a roulé à la place d’Oscar Piastri. Colton Herta a remplacé Sergio Pérez chez Cadillac, tandis que Luke Browning a pris le volant de la Williams de Carlos Sainz.
Sur la piste, les trois hommes du podium du Grand Prix du Mexique ont rapidement pris les commandes. Max Verstappen, Lewis Hamilton et le champion du monde Andrea Kimi Antonelli se sont tour à tour emparés de la première place. Il a fallu attendre la 32e minute pour voir Franco Colapinto (Alpine) venir jouer les trouble-fête et s’inviter dans ce duel entre les favoris.
Audi en vert, nouveau fiasco pour Slater
Audi a une nouvelle fois changé les couleurs de ses monoplaces, cette fois en optant pour un vert foncé. Mais ce changement de look n’a pas porté chance à Freddie Slater. Le jeune Britannique de 18 ans, qui disputait les essais libres du vendredi, a connu une nouvelle séance difficile, comme au Mexique.
Lors du précédent Grand Prix, sa monoplace avait déjà rencontré des problèmes techniques. Et lorsqu’il avait enfin pu prendre la piste, les mécaniciens avaient oublié le ventilateur de refroidissement sur la voiture. La FIA avait alors infligé une amende de 7500 euros à l’écurie.
Cette fois, Freddie Slater n’a parcouru que sept tours avant de devoir s’arrêter. Sa séance s’est donc achevée prématurément. Le bilan est peu flatteur pour le deuxième du championnat de Formule 3: il a bouclé le moins de tours et terminé à la dernière place. De quoi relancer les interrogations sur le potentiel du jeune pilote soutenu par Audi.
Lando Norris prend la tête
A quinze minutes de la fin de la séance, Lando Norris a mis fin à la domination des trois hommes du podium mexicain. Au volant de sa McLaren-Mercedes, le Britannique a pris la tête avec 0''082 d’avance sur Andrea Kimi Antonelli (Mercedes). Un classement qui rappelle celui de 2025 à Interlagos, puisque les deux pilotes avaient déjà terminé dans cet ordre lors des qualifications et de la course.
Alpine a également créé la surprise. L’Italien Gabriele Mini a signé le septième temps, tandis que son coéquipier Franco Colapinto a terminé neuvième. Entre les deux, le héros local Gabriel Bortoleto a décroché une place qui a redonné le sourire aux supporters brésiliens.