Le ski alpinisme? C'est la nouvelle discipline olympique. Pour la Vaudoise Caroline Ulrich, l'intégration de son sport au programme olympique est un moment historique. L'étudiante de La Tour-de-Peilz est l'un des plus grands talents de son sport et s'entraîne dur pour réaliser son rêve de médaille. Blick l'a rencontrée avant les Jeux d'hiver à Verbier (VS).
«Toute petite déjà, j'accompagnais mes parents et mon frère à la montagne, raconte-t-elle. J'ai appris très tôt à me précipiter aussi bien à la montée qu'à la descente. Au début, je voulais souvent rentrer à la maison, mais à la fin, j'étais toujours heureuse. J'aime la nature et le ski.»
De l'enfant à la championne d'Europe
Caroline Ulrich a remporté ses premiers grands succès lors des Championnats du monde de la jeunesse et des Jeux olympiques de la jeunesse à Lausanne. «Ces victoires précoces m'ont motivée à continuer. J'ai réalisé que j'aimais vraiment ce sport», sourit-elle. Aujourd'hui, elle fait partie des meilleures athlètes U23 et remporte régulièrement des étapes de Coupe du monde.
Aujourd'hui, Caroline Ulrich se concentre sur le sprint et le relais, des disciplines qui sont pour la première fois olympiques. «Je continue néanmoins à m'entraîner dans toutes les disciplines afin de rester compétitive après les Jeux olympiques», explique-t-elle. Ses entraînements comprennent des courses en montagne, des randonnées à ski, de la musculation et des exercices techniques. «Je m'entraîne parfois seule, parfois en équipe. Les deux ont des avantages: l'équipe motive, mais j'ai aussi besoin de mes moments à moi».
École, carrière et sport – un exercice d'équilibre
Parallèlement au sport de compétition, Caroline Ulrich étudie la biologie à l'Université de Lausanne. «Il est important d'avoir quelque chose qui me fasse plaisir même après ma carrière sportive. Le sport est une phase de la vie, elle ne dure pas éternellement». Elle reçoit du soutien de l'Aide sportive suisse et en tant que soldat pour l'armée.
Rémi Bonnet est un grand sujet de discussion. Le meilleur skieur alpiniste du monde ne se participe pas aux Jeux, et ce de manière volontaire. «Je comprends sa décision, appuie Caroline Ulrich. Les disciplines olympiques du sprint et du relais ne lui convenaient pas. Rémi est un athlète pour les courses longues et difficiles, les courses individuelles classiques. Bien sûr, c'était dommage pour nous, mais c'était son choix».
Objectifs, visions et espoirs olympiques
Pour la Vaudoise, les choses sont claires: «Je ne vais pas aux Jeux olympiques pour rien, je veux gagner. La médaille est l'objectif, mais je veux aussi profiter de l'expérience et continuer à me développer. Il s'agit d'être la meilleure version de moi-même, physiquement et mentalement».
Après les Jeux d'hiver, elle souhaite également revenir aux courses classiques et longues comme la Patrouille des Glaciers. «Ce sont les racines du sport. Je veux m'y mesurer parce que cela pose d'autres exigences et procure un plaisir incroyable.»
Carole Ulrich espère attirer davantage l'attention sur son sport. «J'espère que les Jeux olympiques attireront encore plus l'attention sur le ski alpinisme et qu'il continuera à se développer. Mais il est important de préserver l'esprit du sport», prévient-elle. Ceux qui la rencontrent le sentent immédiatement: elle veut atteindre les sommets.