Le «Grand Départ» du Tour de France Femmes 2026 sera donné en Suisse… un 1er Août, jour de fête nationale. Un joli hasard du calendrier, presque une prophétie. Celle-ci nous donne envie qu'une Suissesse lève les bras à Lausanne et s'empare du maillot jaune. Mais quelles sont les chances helvètes?
Marlen Reusser vise plutôt le général
Au départ de cette course, seules deux Suissesses sont engagées: la Bernoise Marlen Reusser (Movistar) et la Zurichoise Noemi Rüegg (EF).
La première a entouré en rouge vif ce jour spécial dans son agenda. «J’ai vu cela venir depuis longtemps, commence-t-elle. Mon but était de remporter le championnat suisse et être ici avec une belle croix sur le maillot. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu...» Battue fin juin aux joutes nationales, Marlen Reusser arrive tout de même en Suisse avec un sacré statut: championne du monde du contre-la-montre en titre et l’une des favorites désignées pour la victoire finale.
Pourtant, elle ne devrait pas viser le maillot jaune dès les premières étapes, en Suisse. «Ce serait fou de l'avoir, mais ce n’est pas notre but, on se concentre sur le général. Mais si ça tombe du ciel, je ne dirais pas non. Après, normalement, ça ne vient pas du ciel», plaisante celle qui apprécie beaucoup l’ambiance de ce départ suisse du Tour de France.
Noemi Rüegg, le jaune après le rouge?
Pour Noemi Rüegg aussi, lancer la Grande Boucle en Suisse est très réjouissant: «C’est très spécial. Partir de son pays natal, cela arrive peut-être une fois dans la vie d’une cycliste. Beaucoup d’amis et de membres de ma famille vont être au bord des routes.» Elle aussi a ciblé ce «Grand Départ» depuis des mois, depuis sa blessure lors de la deuxième étape de la Vuelta.
Le jour précédant sa chute, Noemi Rüegg avait décroché la première victoire sur un grand tour de sa jeune carrière et le droit de revêtir le fameux maillot rouge. Une expérience qui doit lui donner des idées pour le Tour de France Femmes 2026. «La première étape me convient très bien, avec cette arrivée en montée. La pression est là, je veux montrer de quoi je suis capable», avance-t-elle, tout en rappelant que ce sera sa première course depuis sa déconvenue.
Il n’empêche, voir une Suissesse lever les bras sur la place Saint-François, un jour de fête nationale, cela aurait de la gueule. La prophétie, en tout cas, se réaliserait.