Depuis quelques semaines, en ville de Lausanne, on voyait drapeaux et affiches jaunes annoncer le «Grand Départ Suisse» du Tour de France Femmes 2026. Depuis quelques jours, on peut croiser dans les rues la voiture de l’équipe Canyon ou les coureuses de l’équipe Liv en train de remonter l’Avenue Georgette, sur leurs montures. Et depuis quelques heures, sur le parking de Bellerive, à l’endroit habituel du Luna Park, s’alignent désormais les bus des différentes équipes.
Petite sortie avec des pros
Celui de la FDJ de la star néerlandaise Demi Vollering est déjà là, en ce vendredi matin, veille de la première étape lausannoise. Celui de la Movistar de la Suissesse Marlen Reusser est à côté. À l'intérieur, son vélo arc-en-ciel de championne du monde de contre-la-montre se laisse apercevoir. Autour des bus, les nombreux membres du staff s’activent, lavant les voitures, branchant le véhicule à l'arrivée d’eau, bichonnant les vélos.
Entre les QG des équipes, plusieurs curieux et/ou fanatiques de cyclisme zonent, tranquillement, au plus proche des coureuses. Mathieu, Lausannois, est de ceux-là. Le jeune homme est allé rouler un coup ce vendredi et a rencontré, sur son chemin, l’équipe Lotto. «Je suis resté avec, j’ai demandé au directeur sportif dans la voiture si je pouvais, pour ne pas déranger», raconte celui qui travaille dans le sport et se réjouit de la promotion du sport féminin dans sa ville. «C’est sympa de rouler avec des athlètes pro. Les gens ne se rendent pas bien compte de leur niveau, elles sont impressionnantes», continue-t-il.
Au tour des coureuses de l’équipe FDJ de partir faire tourner les jambes dans les rues de la ville olympique. Dans l’euphorie du «Grand Départ», ce sont des dizaines de cyclistes amateurs qui s’élancent à leurs trousses.
Marion Rousse, directrice du Tour, «impatiente»
L’excitation monte petit à petit à Lausanne, à 24h du lancement de ce Tour de France Femmes 2026. Ce, chez les fans comme chez la directrice de l’événement, l’ancienne pro et figure bien connue du cyclisme, Marion Rousse. «Je suis très excitée et impatiente de donner le départ demain. Je trouve qu’il y a un gros engouement», déclare-t-elle aux médias.
La directrice dit avoir été très bien accueillie par la Suisse et s’y «sentir comme à la maison». «Il y a l’excellence suisse, mais aussi ce côté hyper convivial», explique celle qui raconte que la Suisse l’a approchée dès 2022, lors de l’étape du Tour de France masculin qui s’était terminée à Lausanne. «La première édition du Tour de France Femmes avec Zwift n’avait même pas encore eu lieu. Ça montre qu’on voulait absolument être là au développement du cyclisme féminin.»
Avec ce «Grand Départ», la Suisse va permettre à Marlen Reusser et Noemi Rüegg, ses deux seules athlètes engagées sur la Grande Boucle, de briller sur ses routes. Qui plus est un jour de fête nationale, puisque la première étape lausannoise se déroulera samedi 1er août.