Battu par Tadej Pogacar jeudi à Vucherens, Dorian Godon a pris sa revanche sur le Slovène vendredi à Orbe. Les deux fois, la course s’est jouée au sprint, spécialité plus du Français que du Slovène, normalement. Mais Tadej Pogacar reste un extraterrestre, capable d’aligner le peloton du TdR 2026 dans les plus grosses bosses comme dans un sprint en faux plat descendant.
Tadej Pogacar, le sprinteur
Car dans le canton de Vaud, le Slovène aime se tester sur ces sprint face à un peloton réduit. Lors de la deuxième étape, ils étaient 32 ensemble dans le finish. Sur la troisième, ils étaient deux de plus à terminer dans la même seconde. «Ce n’était pas un gros sprint massif, c’était plus tranquille. C’était bien d’essayer, j’aime ça», avance le Slovène, conscient que ces sprints peuvent être piégeux. «Il y a beaucoup d’adrénaline. Beaucoup de choses peuvent aller mal.»
Jeudi, tout a bien tourné pour le Slovène, qui a donc aligné Dorian Godon et les autres, à Vucherens. «La bosse à 3-4 bornes de l’arrivée était vraiment dure. Je n’ai pas pris les bonnes décisions, il était plus frais et plus fort que moi», reconnaissait le Français vendredi. Mais ce dernier ne s'est pas laissé surprendre une deuxième fois de suite, à Orbe: «C’est encore plus beau, parce que j’étais revanchard d’hier.»
Godon-Pogacar, le duel
Une revanche et une petite rivalité qui se créé sur ce Tour de Romandie 2026. Après quatre jours, les deux coureurs comptent deux victoires chacun. «C’est un bon rival. Il a réussi à revenir, a lancé le sprint, il a été très bon. Il a été le plus fort», reconnaît même Tadej Pogacar après sa quatrième place vendredi.
Dorian Godon, lui, tempère: «Ce n’est pas une rivalité, ça me tire vers le haut.» Toujours est-il que le champion de France n'était «pas content» après avoir été battu jeudi, ce qui a pu participer à sa belle victoire de vendredi. «Quand tu commences à gagner, tu en veux toujours plus», répond-il.
Le week-end montagneux sourira à coup sûr plus au Slovène qu'au Français, marqué par ses efforts des derniers jours pour passer les bosses. Mais Tadej Pogacar aura eu un sacré client sur les quatre premiers jours.