Pour le moment, cette maladie reste rare en Europe. Mais trois cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo ont déjà été recensés cette année. Cette infection virale est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible de l’animal à l’être humain. Les tiques du genre Hyalomma en sont les principaux vecteurs. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), basé à Solna, en Suède, la considère comme une menace émergente pour le continent.
Le virus circule surtout dans les régions chaudes d’Asie et d’Afrique. Mais trois cas ont été signalés en Espagne cette année, avec une transmission confirmée par piqûre de tique. A ce jour, une personne est décédée des suites de la maladie.
Violents maux de tête et saignements
La fièvre hémorragique de Crimée-Congo peut aussi se transmettre par contact étroit avec une personne infectée, son sang ou d’autres liquides biologiques. Les premiers symptômes sont généralement une forte fièvre d’apparition soudaine, de violents maux de tête, des frissons, ainsi que des douleurs musculaires et articulaires. Des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et une diarrhée peuvent également apparaître. Dans les formes graves, plusieurs organes peuvent être touchés et des saignements peuvent survenir.
Taux de mortalité élevé
Les spécialistes s’inquiètent surtout de la gravité potentielle de l’infection: son taux de mortalité peut avoisiner les 40%. C’est pourquoi l’ECDC recommande de recenser chaque cas détecté en Europe. Même si la fièvre hémorragique de Crimée-Congo ne représente pas, à ce stade, une menace généralisée, la situation doit être surveillée de près, en particulier dans les régions où vivent les tiques capables de transmettre le virus.
En Suisse, le risque d’infection reste heureusement extrêmement faible, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Aucun cas n’a été détecté jusqu’à présent dans le pays.
Cet article a d’abord été publié sur fakt.pl. Ce portail d’information polonais appartient, tout comme Blick, au groupe Ringier.