Les prix risquent d'augmenter à Ibiza
Les îles Baléares s'attaquent à l'afflux de voitures de location

Gaz d'échappement, bruits et embouteillages: certaines destinations de vacances, exaspérées par l'afflux estival de voitures de location, durcissent leurs règles. Cette offre réduite fait grimper les prix.
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Se rendre à la plage en voiture de location? Le gouvernement local d'Ibiza s'attaque aux loueurs de voitures.
Photo: Getty Images
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Sven Schumann

Descendre de l’avion, attendre ses bagages, récupérer son véhicule de location: ce rituel de vacances, banal pour de nombreux touristes, exaspère de plus en plus les résidents locaux. En haute saison, les milliers de voitures de location viennent s'ajouter au flux touristique massif, saturant Majorque, Ibiza et les îles voisines. Face à ce fardeau, les autorités locales multiplient les stratégies.

Si Majorque restreint l'accès des véhicules étrangers à certaines zones environnementales – soumises à un enregistrement préalable –, Ibiza franchit un nouveau cap. De juin à septembre, la loi limite désormais drastiquement l'offre de location. Cette année, les loueurs ne pourront mettre que 14'000 véhicules en circulation. Il s'agit d'une baisse de 12% par rapport à l'an dernier. Cette mesure de contingentement vise à désengorger le trafic et à favoriser la durabilité: plus la flotte d'un prestataire est écologique, plus son quota de véhicules est élevé.

La demande surpasse l'offre

Cette pénurie organisée devrait logiquement faire grimper les tarifs, selon les entreprises de location contactées par Blick. L'agence Sunny Cars avertit: «Surtout pour les demandes de véhicules plus spacieux ou les réservations de dernière minute, il est probable qu'un véhicule ne soit pas toujours disponible en haute saison.»

Pour espérer un tarif raisonnable, mieux vaut anticiper. Actuellement, pour le mois d'août, il faut compter entre 300 et 400 francs en moyenne pour la location d'une petite voiture citadine pendant une semaine.

D’autres alternatives existent, comme rallier Ibiza avec son propre véhicule via le ferry. Plusieurs liaisons quotidiennes partent de Barcelone: une option qui permet d'esquiver les grèves et les retards annoncés dans le secteur aérien. Revers de la médaille: un voyage d'environ 20 heures et un budget carburant en hausse. Enfin, pour ceux qui peuvent se passer de voiture, restent les transports publics ou le farniente au bord de la piscine de l'hôtel.

La qualité prime sur la quantité

L'exaspération des insulaires face au sur-tourisme ne cesse de croître. A Majorque, ce mécontentement a déjà donné lieu à plusieurs manifestations d'envergure. Au-delà des voitures de location, les locaux dénoncent l'explosion des prix de l'immobilier, les nuisances sonores, la pollution et les dérives du tourisme festif.

Depuis l'année dernière, l'île s'efforce de faire respecter les règles de conduite par un système d'amendes. Toute personne se promenant torse nu en ville, consommant de l'alcool en public ou jetant des déchets sur la voie publique s'expose à une amende. Cette mesure s'inscrit dans une démarche visant à réduire le tourisme de masse afin d'attirer une clientèle plus haut de gamme.

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