Avant les élections de mi-mandat
La Maison Blanche se saisit des images des migrants à Ceuta pour défendre sa politique

La Maison Blanche utilise l'afflux de migrants à Ceuta pour défendre la politique migratoire de Donald Trump. Ses proches accusent les démocrates de favoriser une immigration incontrôlée, en pleine campagne pour les élections de mi-mandat.
De nombreuses personnes tentent de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta depuis Fnideq, dans le nord du Maroc.
Photo: AP Photo/undefined
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AFP Agence France-Presse

Deux hauts responsables de la Maison Blanche se sont saisis jeudi d'images du passage de centaines de migrants du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta pour défendre la politique répressive de Donald Trump sur l'immigration et alerter sur un éventuel retour au pouvoir des démocrates. «Les démocrates ont infligé cela à l'Amérique chaque jour pendant quatre ans sous Biden et le referont tout de suite, mais à une échelle infiniment plus grande, s'ils obtiennent la moindre parcelle de pouvoir national», a écrit sur X Stephen Miller, proche conseiller du président américain.

«Votre maison sera détruite et pillée par des envahisseurs, et les démocrates s'en réjouiront», a ajouté cet habitué de la surenchère anti-immigration en commentant des images d'une foule s'agitant autour des hautes barrières de Ceuta. Plusieurs milliers de migrants sont entrés ces derniers jours depuis le Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta, la plus importante vague d'arrivée de migrants sur ce territoire de la côte nord de l'Afrique depuis 2021.

Au moins neuf personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta à la nage. L'Italie a dit vouloir fermer l'espace Schengen à l'Espagne.

«Voici ce qui se passait sous Biden. Heureusement que le président Trump a été élu pour que rien de tout cela ne puisse jamais se produire sous son autorité», a également écrit sur X le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung. Les républicains de Donald Trump sont en campagne pour les élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, un scrutin historiquement difficile pour le parti au pouvoir.

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