La famille de Renee Good, Américaine tuée par balle par un agent de la police de l'immigration (ICE) en janvier à Minneapolis, poursuit l'administration de Donald Trump, selon des documents judiciaires jeudi. Deux plaintes ont été déposées pour, entre autres, décès imputable à une faute, négligence et violation des droits civiques. Les proches de Renee Good, mère de famille de 37 ans abattue en pleine rue, réclament également des dommages et intérêts.
La première plainte vise le gouvernement américain, tandis que la seconde vise Jonathan Ross, l'agent ayant tué la trentenaire, la ministre de la Sécurité intérieure de l'époque, Kristi Noem, et le directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller.
«Je ne suis pas en colère contre toi»
Ces derniers avaient tous deux accusé Renee Good de «terrorisme», et Kristi Noem avait, devant la presse, assuré, malgré une vidéo prouvant le contraire, que la jeune femme «avait essayé de renverser un agent des forces de l'ordre». On la voit au volant de son véhicule dire à Jonathan Ross: «Je ne suis pas en colère contre toi», puis tenter de quitter les lieux, avant que deux coups de feu ne retentissent.
La mort de Renee Good était intervenue en marge du mouvement de protestation contre les coups de filet que menaient les policiers de l'immigration depuis plusieurs semaines à Minneapolis, grande ville du nord des Etats-Unis. Plusieurs jours après, un autre manifestant américain du même âge, Alex Pretti, a été abattu à Minneapolis de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB). Cet enchaînement a suscité une vague d'émotion aux Etats-Unis et déclenché un bras de fer entre les autorités locales démocrates et le gouvernement Trump.