«Nous mettrons le feu aux raffineries russes», riposte l'Ukraine
Washington menace Kyiv pour protéger son accord avec Poutine sur le diesel

A Miami, les pourparlers américano-ukrainiens ont tourné court. L’équipe de Trump exige l’arrêt des attaques contre les raffineries russes, sous peine de couper le renseignement à Kyiv.
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Les images de raffineries de pétrole russes en flammes sont une épine dans le pied de Trump.
Photo: Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

En bref

  • Kyiv est furieuse après l'accord sur le diesel avec Poutine.
  • Les Etats-Unis exigent l'arrêt des attaques contre les raffineries de pétrole russes.
  • Les équipes de négociation ukrainiennes quittent Miami plus tôt que prévu.
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Natalie Zumkeller

Les pourparlers ont duré près de huit heures. Vendredi, des députés ukrainiens ont participé à une série de négociations à Miami avec leurs homologues américains. Mais les discussions sur une éventuelle paix avec la Russie ont été interrompues par une annonce choc: Donald Trump a entériné un accord sur le diesel avec le chef du Kremlin.

Vladimir Poutine libèrera 300'000 tonnes de carburant diesel pour le marché mondial. «500'000 tonnes supplémentaires seront livrées au cours du mois de novembre et un million de tonnes immédiatement après», a précisé Donald Trump sur Truth Social.

«Nous mettrons le feu aux raffineries russes»

Selon des sources présentes sur place et interrogées par le «Financial Times», la réunion aurait immédiatement dérapé. Les Américains ont exigé aux Ukrainiens de cesser leurs attaques contre les raffineries de pétrole russes. Jared Kushner, le gendre de Trump, et l'émissaire spécial américain Steve Witkoff ont même menacé de suspendre l'échange de renseignements si les attaques se poursuivaient.

En riposte, l'Ukraine avertit qu'elle ne cessera pas les attaques. «Nous mettrons le feu aux raffineries russes», a lancé un haut fonctionnaire. La «demande ferme du président américain» ne sera pas suivie. Quelques heures après l'annonce, la délégation ukrainienne avait déjà fait ses valises pour rentrer à Kyiv, coupant court à une deuxième série de discussions.

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