Il fait encore nuit noire lorsque des avions américains surgissent soudainement au-dessus de Caracas. Ils transportent des forces spéciales déterminées à arrêter le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro. Cette opération menée début janvier a été rondement menée, mais elle était en réalité très risquée. La chaîne de télévision américaine CNN a analysé l'ensemble de la mission «Absolute Resolve» («Détermination absolue») et a reconstitué les minutes les plus dangereuses de toute l'opération.
Devant la chambre de Nicolás Maduro
D'après des enregistrements, à 2h01, d'intenses échanges de tirs ont eu lieu entre des avions de combat américains et la défense aérienne vénézuélienne autour du complexe militaire Fort Tiuna, où se trouvait Nicolás Maduro.
Deux hélicoptères américains se sont retrouvés en pleine ligne de mire. Ils devaient déposer les soldats sur la propriété de Nicolás Maduro et les récupérer. Cet échange de tirs a duré deux minutes. Les hélicoptères sont restés sous le feu des tirs ennemis tandis qu'ils atterrissaient puis redécollaient.
La partie la plus risquée
La mission s'est révélée encore plus périlleuse lorsque les forces américaines ont atterri sur le lieu le plus risqué qui soit: directement sur la propriété de Maduro. Les forces spéciales ont ensuite fouillé la zone et capturé le chef vénézuélien. Passé l'effet de surprise, les soldats américains se sont ensuite retrouvés au milieu de violents combats au sol avec les troupes vénézuéliennes.
«Un hélicoptère est particulièrement vulnérable une minute avant l’atterrissage et une minute après le décollage», explique à CNN Wes Bryant, sergent-chef retraité de l’US Air Force. L'appareil proche du sol est une proie plus facile car il manque d’altitude et de maniabilité. Mais l'hélicoptère américain en question était apparemment équipé de mitrailleuses de 30 millimètres.
La capture de Nicolás Maduro a nécessité plusieurs mois de préparation du gouvernement américain et des services de renseignement. Les forces armées américaines ont élaboré des plans détaillés des semaines avant l'opération et se sont entraînées avec de véritables appareils volants afin d'exécuter la mission avec précision. «L'une de nos principales tactiques – c'est d'ailleurs un mantra des forces spéciales américaines – est la rapidité, la surprise et la brutalité de notre approche», conclut Wes Bryant.