Vers de nouvelles élections?
En Suède, les centristes échouent à former un gouvernement

La cheffe des centristes suédois, Elisabeth Thand Ringqvist, n'est pas parvenu à former une coalition. Le pays demeure sans gouvernement depuis les dernières élections, remportées par la gauche.
En Suède, le Parti du centre, dirigé par Elisabeth Thand Rinqvist (photo), n'est pas parvenu à former un gouvernement.
Photo: imago/TT
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ATS Agence télégraphique suisse

La dirigeante du Parti du centre, Elisabeth Thand Ringqvist, a annoncé lundi son échec à former un gouvernement réunissant des partis de gauche et de droite, ce qui laisse la Suède sans perspective de nouveau gouvernement après les élections du 13 septembre.

«Ma conclusion générale est qu'il existe actuellement une majorité en faveur de politiques centristes, mais aucune majorité pour un gouvernement centriste», a déclaré Elisabeth Thand Ringqvist lors d'une conférence de presse. Il revient désormais au président du Parlement de décider de la prochaine étape.

Le bloc d'opposition de gauche a remporté une majorité de trois sièges lors des élections législatives du 13 septembre face au bloc de droite dirigé par le Premier ministre sortant Ulf Kristersson. Mais la cheffe de l'opposition Magdalena Andersson n'est pas parvenue, à deux reprises, à former un gouvernement de gauche. Elisabeth Thand Ringqvist a ensuite été chargée d'explorer une «option centriste».

Une tentative restante

Elle avait évoqué l'idée d'un gouvernement «au centre» qui inclurait les partis traditionnels, mais exclurait le Parti de gauche socialiste et le parti anti-immigration Démocrates de Suède (SD). Le refus du Parti du centre de collaborer avec les Démocrates de Suède rend quasiment impossible pour le bloc de droite d'obtenir une majorité au Parlement. A gauche, le Parti du centre refuse de soutenir un gouvernement qui inclurait le Parti de gauche.

Le président du Parlement dispose de quatre tentatives pour proposer un candidat au poste de Premier ministre à soumettre au vote des députés. Si la quatrième tentative échoue, des élections anticipées doivent être convoquées.

Les politologues prédisent que les partis subiront une pression croissante pour faire des compromis sur leurs «lignes rouges» politiques à mesure que se rapproche le risque de nouvelles élections. Ce pays scandinave est coutumier des longues négociations pour former des gouvernements. Il lui a fallu 37 jours après les élections de 2022 et 134 jours en 2018 pour y parvenir.

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