En bref
- Poutine a déclaré que la Russie était prête à un conflit, mais ne voulait pas de guerre avec l'Europe
- Poutine a déclaré que la Russie soutenait les démarches visant à rétablir les relations avec l'Europe
- La Suède a critiqué les discussions avec Moscou, Zelensky a qualifié l'accord de Trump avec la Russie de faiblesse manifeste
Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau haussé le ton face à l'Europe jeudi. La Russie serait «prête» à un conflit armé, «mais nous ne voulons pas de guerre avec l'Europe», a-t-il déclaré. «Si les choses vont trop loin, il n'y aura finalement plus aucun gagnant. Personne ne devrait l'oublier.»
Dans sa dernière déclaration, Vladimir Poutine a également assuré que la Russie soutiendrait toute initiative visant à rétablir les relations avec les pays européens, rapporte le quotidien britannique «The Independent». Le président russe faisait vraisemblablement référence aux entretiens téléphoniques avec le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, qui ont eu lieu mardi.
Poutine salue la reprise du dialogue
«La conversation était ouverte et substantielle», indiquait mardi un communiqué officiel finlandais. Avant cet échange, Oslo et Helsinki avaient tous deux souligné qu'il valait mieux dialoguer que garder le silence. Vladimir Poutine a salué cette initiative, estimant que les deux dirigeants avaient eu raison de le contacter.
Mais ces discussions avec Moscou n'ont pas été bien accueillies partout en Europe. Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a notamment affirmé que ni lui ni plusieurs autres dirigeants européens n'avaient été informés de ces échanges.
Zelensky critique le rapprochement avec Moscou
De son côté, Kiev aurait été informé de ces discussions. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n'a pas directement commenté les appels de la Finlande et de la Norvège, mais s'est récemment montré critique envers les initiatives de rapprochement avec Moscou.
Début octobre, le président américain Donald Trump avait notamment annoncé un accord avec la Russie sur la livraison de carburant, destiné à freiner la hausse des prix du diesel. Volodymyr Zelensky avait alors dénoncé une «faiblesse manifeste» et un «investissement dans la guerre contre l'Ukraine, qu'il faut arrêter et non prolonger».