L'un des otages a été égorgé
Boko Haram exige d'immenses rançons après l'enlèvement de sept Tchadiens au Niger

Boko Haram a enlevé sept Tchadiens le 31 mars au Niger. Les jihadistes réclament des rançons allant jusqu'à 700'000 francs suisses. Un otage a été exécuté, selon des sources.
Boko Haram demande des sommes particulièrement élevées en échange de la libération des otages.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Le groupe jihadiste Boko Haram demande d'importantes rançons en échange de la libération de six Tchadiens enlevés le 31 mars au Niger. Un autre otage a déjà été «égorgé» par les jihadistes, a appris l'AFP samedi de sources concordantes.

«Sept de nos compatriotes ont été enlevés par (...) Boko Haram sur l'axe N'Guigmi-Daboua», à proximité de la frontière avec le Tchad, avait indiqué l'ambassade du Tchad à Niamey dans un communiqué publié vendredi sur Facebook. Les jihadistes ont «égorgé» l'un d'eux, a affirmé samedi à l'AFP Saleh Haggar Tidjani, représentant de l'Etat dans la province tchadienne du Lac, tandis que les six autres ont été «pris en otage».

Boko Haram demande des sommes particulièrement élevées au regard du niveau de vie au Tchad en échange de leur libération, dont 500 millions de francs CFA – plus de 700'000 francs suisses – pour Tisembé Lamsikréo qui est médecin, a expliqué samedi à l'AFP Mahamat Nour Moustapha, représentant de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme dans la province du Lac.

Un phénomène récurrent

Dans des vidéos circulant depuis jeudi sur les réseaux sociaux, dont l'AFP n'a pas pu vérifier l'authenticité, on peut voir un homme qui se présente comme Tisembé Lamsikréo et cinq autres appeler à l'aide, affirmant avoir été arrêtés «au nombre de sept» par Boko Haram et qu'une personne parmi eux a été «égorgée».

Les jihadistes demandent 50 millions de francs CFA, environ 70'000 francs suisses, pour chacun des cinq autres, selon Mahamat Nour Moustapha. «C'est un phénomène récurrent dans le bassin du Lac où les éléments de Boko Haram procèdent souvent à des enlèvements pour exiger des rançons», a-t-il souligné.

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