Des missiles Patriot redéployés en Crète
Une batterie de missiles Patriot était en cours de transfert lundi de l’île de Karpathos, à l’extrême est de la Grèce, jusqu’en Crète, en raison de menaces iraniennes visant des bases américaines en Europe, a rapporté la presse grecque.
Ce redéploiement a débuté dimanche matin avec le départ du groupe du port de Karpathos par barge, ont annoncé plusieurs médias grecs, images à l’appui, montrant les batteries de missiles, montés sur camion, sur le port et attendant d’embarquer. Ces batteries de Patriot seront transportées vers la Crète, sur le site militaire de Souda qui abrite la plus grande base militaire américaine et de l’Otan en Méditerranée orientale.
Toujours selon la presse, ce redéploiement fait suite à des informations selon lesquelles l’Iran envisagerait des attaques contre des cibles militaires américaines en Europe si le président Donald Trump intensifiait le conflit dans le détroit d’Ormuz. Le ministère de la Défense grec n’a pas communiqué sur le sujet.
Selon un article du «Financial Times» (FT) publié la semaine dernière, citant des sources au sein du régime iranien, l’Iran ne se contentera plus de limiter sa riposte au Moyen-Orient et envisage de frapper des cibles américaines en Europe en cas de nouvelle escalade militaire américaine.
Selon ces deux sources, les forces iraniennes ont évalué la possibilité de frapper des installations américaines dans les Balkans et autour de la Méditerranée. Sont notamment évoquées la Bulgarie, où la base aérienne de Bezmer a autorisé son usage pour le ravitaillement d’appareils américains, entre juillet et octobre 2026, et Chypre, où une base britannique avait déjà été visée par un drone en mars.
Source: AFP
Le chef de l'armée pakistanaise attendu lundi à Téhéran
Le puissant chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dont le pays joue les médiateurs dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, est attendu lundi à Téhéran à la tête d'une délégation officielle, a annoncé dimanche le ministère iranien des Affaires étrangères.
La visite, au cours de laquelle Asim Munir doit rencontrer de hauts responsables iraniens , vise à «renforcer la coopération bilatérale» et s'inscrit dans les «efforts continus du Pakistan pour consolider la paix et la sécurité dans la région», a précisé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.
Un protocole d'accord dit d'Islamabad a été signé mi-juin par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale, mais l'entente a volé en éclats début juillet avec la reprise des hostilités.
Malgré une accalmie récente sur le front militaire, les tensions restent vives dans la région et Washington a annoncé jeudi un renforcement des sanctions économiques pour, selon le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, faire «s'effondrer» le pouvoir iranien.
Source: AFP
L'Iran menace les alliés de Washington
Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti lundi qu’il y aura des «conséquences» pour les pays qui se joindraient à la campagne de pression économique américaine contre la République islamique.
«Les avertissements nécessaires ont certainement été adressés, car toute complicité avec l’Amérique dans la mise en oeuvre de ses actions agressives contre l’Iran aura assurément ses propres conséquences», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire, avant l’annonce attendue dans la journée par Washington de nouvelles mesures pour isoler l’économie iranienne.
Source: AFP
Tensions entre Téhéran et Paris
Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié lundi d’«illégale» l’annonce par la France de l’expulsion de deux de ses diplomates, en représailles à la décision de Téhéran de ne pas autoriser deux diplomates français à revenir sur son territoire.
«La mesure prise par la France est une mesure illégale en réponse à l’action en justice légitime de l’Iran, et elle ne contribue en rien à améliorer les relations bilatérales», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire.
Source: AFP
Un pétrolier en feu au large de l’Arabie saoudite
Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un «projectile inconnu» en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l’agence maritime britannique UKMTO.
Une «compagnie a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire. Tout l’équipage est sain et sauf (...) et aucun impact sur l’environnement n’a été signalé», a annoncé UKMTO, précisant que l’incident s’était produit à 63 milles nautiques à l’ouest de Yanbu.
Source: AFP
Le ministre des Affaires étrangères d’Oman en Iran
Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d’un accord sur les modalités de passage dans le détroit d’Ormuz.
Badr al-Busaidi mènera les «consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu’États riverains du détroit d’Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué. Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour «renforcer la coopération bilatérale» et «discuter des enjeux régionaux».
En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a verrouillé le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Téhéran a indiqué qu’il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L’Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d’autorisation.
De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le «contrôle total» du détroit et a affirmé qu’il en ferait, après la guerre un «territoire américain». Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait «en travers» du chemin des Etats-Unis. L’Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.
Source: AFP
Les prix du pétrole reculent, dans l'attente de sanctions américaines contre l'Iran
Les cours du pétrole ont chuté lundi, au moment où les investisseurs attendent les détails de nouvelles pressions économiques américaines sur l'Iran, décrites par le président Donald Trump la semaine dernière comme «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays».
Les Bourses asiatiques ont ouvert en baisse, sur fond d'interrogations quant à l'intelligence artificielle (IA). Le Kospi sud-coréen cédait 3,12% vers 03H20 GMT après que Samsung Electronics a dit racheter ses propres titres à hauteur d'environ 80 milliards de dollars (68 milliards d'euros), soit le plus gros rachat d'actions du pays.
L'action Samsung, comme celle de son concurrent SK hynix, a atteint un sommet en juin, portée par l'optimisme suscité par les progrès de l'IA, mais elle a depuis reculé du fait de la nervosité des investisseurs et d'une correction dans le secteur technologique. Vers 03H20 GMT, le Hang Seng perdait 2,08%, tandis que le Nikkei reculait de 0,07%, Shanghai cédait 0,89% et Taipei abandonnait 0,19%.
Les investisseurs attendent cette semaine avec impatience les résultats de l'américain Nvidia, entreprise la plus valorisée au monde et indicateur clé du secteur. La question pour le fabricant de puces reste de savoir si le secteur de l'IA va poursuivre son essor à mesure que cette technologie s'impose dans de nouveaux domaines.
Source: AFP
Après les frappes, la Syrie a discuté avec Israël pour calmer le jeu
La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie. Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie.
Damas veut désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie. Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.
Les USA au centre
Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une «salle des opérations spéciales» en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.
L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'«une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien».
Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois.
Source: AFP
Une attaque de drone israélien fait un blessé
La télévision d'Etat syrienne a rapporté samedi qu'une personne avait été blessée par un drone israélien ayant ciblé un véhicule près du plateau du Golan annexé par Israël, trois jours après une mise en garde de l'Etat hébreu. La même source a publié une photo d'un camion endommagé dans le village de Beit Jinn.
L'armée israélienne a de son côté indiqué que ses forces avaient tiré dans le sud de la Syrie sur une personne «qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale», sans l'identifier ni préciser si elle appartenait à un groupe particulier. «Les activités du terroriste constituaient une menace immédiate» pour les soldats israéliens, a ajouté l'armée.
Source: AFP
L'Iran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz
L'Iran a accordé des autorisations spéciales à certains pétroliers irakiens pour qu'ils puissent franchir le détroit stratégique d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Irna.
«Bien qu'il soit soumis aux mesures militaires les plus sévères (...) des Etats-Unis, Téhéran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz au cours des six derniers mois», a indiqué Irna.
Source: AFP
Le président iranien estime qu'il est temps de mettre fin à la guerre
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vendredi qu'il était temps de mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis, Téhéran étant selon lui «en position de force» face à Washington.
«Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité, que le monde entier reconnaît notre victoire et souligne que les Etats-Unis ont attaqué nos écoles, nos hôpitaux et nos infrastructures en violation de toutes les règles, et qu'ils sont détestés à travers le monde», a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des médecins.
Ses propos interviennent après que le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de «terrorisme économique» et de «crimes contre l'humanité», après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran.
«Les auteurs et les instigateurs de ces sanctions méritent d'être jugés et punis pour avoir commis de tels crimes odieux», a affirmé le ministère dans un communiqué.
Source: AFP
Pékin estime que les sanctions américaines ne sont pas une solution
Pékin a déclaré vendredi que les «sanctions et pressions» américaines n'étaient pas la solution, après que les Etats-Unis eurent pressé leurs alliés et la Chine de se joindre à un effort pour faire plier l'Iran économiquement.
«Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème», a dit lors d'un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. «La Chine appelle toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique», a-t-il ajouté.
Source: AFP