Manifestations en Iran
Malgré les menaces de mort, Ali Khamenei affirme que son pays ne reculera pas

Dans un discours télévisé, l'ayatollah Ali Khamenei a affirmé tenir tête aux manifestants. Pendant ce temps, des milliers de personnes continuent de défier le pouvoir à Téhéran.
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Confronté à une vague de contestation, Ali Khamenei s'est exprimé à la télévision.
Photo: Anadolu via Getty Images
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AFP Agence France-Presse

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays, confronté à une vague de contestation, ne «reculerait pas» face à des manifestants qualifiés de «saboteurs» et de «vandales», dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.

S'exprimant devant ses partisans, Ali Khamenei a déclaré que les mains de Donald Trump étaient «tachées du sang de plus d'un millier d'Iraniens», dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s'étaient associés.

Il a également prédit que «l'arrogant» dirigeant américain serait «renversé», à l'image de la dynastie qui a gouverné l'Iran jusqu'à la Révolution islamique de 1979.

Nouvelle nuit de manifestations

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Iraniens sont descendus nombreux dans la rue pour défier le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei, selon des vidéos vérifiées par l'AFP vendredi. Des images montrent des foules présentent dans plusieurs avenues de Téhéran, scandant «mort au dictateur», en référence à l'ayatollah Ali Khamenei, qui dirige la République islamique depuis 1989.

Internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible, d'après l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. L'Iran «est désormais déconnecté depuis 12 heures», écrit l'organisation sur son compte X, «dans une tentative d'étouffer la vague de contestation».

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