Washington assure vouloir isoler économiquement Téhéran
Le gouvernement américain a annoncé lundi par la voix de son secrétaire au Trésor Scott Bessent sa volonté de «couper toutes les ressources économiques» qui «maintiennent (le) régime tyrannique» iranien en vie, et lancé un nouveau train de sanctions contre Téhéran.
«L'Iran fait face à un choix très clair, avec seulement deux chemins possibles: totale isolation et une économie de subsistance ou un retour vers la normalité avec l'opportunité de rejoindre l'économie mondiale», a prévenu M. Bessent. Le responsable américain a annoncé de nouvelles sanctions touchant l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.
Les pays qui ne participeraient pas aux sanctions américaines «partageront l'isolement de l'Iran» a également insisté Scott Bessent, alors que le président américain Donald Trump a appelé durant le week-end un certain nombre de pays à se joindre à sa «guerre économique». Quant aux Etats qui laisseraient des entités «faciliter le blanchiment d'argent au nom de l'Iran», ils se verraient «expulsés du système dollar», a-t-il encore averti.
Source: AFP
Netanyahu affirme que l'Iran a «essayé de tuer» l'un de ses fils
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que l'Iran avait tenté d'assassiner l'un de ses deux fils, sans apporter de précision supplémentaire.
«Quelque chose d'incroyable vient d'arriver : l'Iran a pris pour cible l'un de mes fils. L'Iran a essayé de tuer un de mes fils», a-t-il déclaré lors d'un entretien téléphonique avec la chaîne israélienne Channel 14.
Source: AFP
Israël a refusé l’entrée de deux eurodéputés suédois
Israël a annoncé lundi avoir refusé la veille l’entrée sur son territoire à deux eurodéputés suédois de gauche souhaitant se rendre notamment en Cisjordanie occupée.
«A la demande du ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, et conformément à la loi israélienne sur l’entrée en Israël, l’Autorité de la population et de l’immigration a refusé hier l’entrée sur le territoire israélien à deux députés européens suédois du Parti de gauche, Jonas Sjöstedt et Hanna Gedin, qui souhaitaient se rendre auprès de l’Autorité palestinienne», a annoncé le ministère dans un communiqué.
Le ministère a reproché aux deux élus du Parlement européen d’avoir des «positions hostiles» et d’avoir «relayé des accusations infondées contre Israël en l’accusant de génocide, de recours délibéré à la famine et d’avoir ciblé intentionnellement des enfants et des membres du personnel médical» dans le contexte de la guerre à Gaza.
Une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU avait accusé en juin Israël de «cibler» les enfants palestiniens à Gaza, dénonçant une nouvelle fois un «génocide» en cours.
Source: AFP
Les rebelles Houthis du Yémen revendiquent l’attaque d’un pétrolier
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué lundi l’attaque d’un pétrolier saoudien au large de Yanbu, port saoudien stratégique en mer Rouge, dans le cadre du blocus qu’ils avaient annoncé à l’encontre de la flotte saoudienne.
La frappe menée à l’aide «d’un missile balistique» a «provoqué un incendie à bord du navire et entraîné la fuite de plusieurs autres bâtiments présents dans la zone ciblée», a affirmé dans un communiqué le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree.
Les Houthis, soutenus par l’Iran, prennent régulièrement pour cible les navires du royaume depuis qu’ils ont annoncé fin juillet un blocus maritime contre Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite, dans une nouvelle étape du conflit régional déclenché par l’offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février.
Source: AFP
Trump affirme que l’Iran «s’effondre complètement»
Donald Trump a affirmé lundi sur sa plateforme Truth Social que l’Iran «s’effondrait complètement», à quelques heures de l’annonce des détails de sanctions économiques américaines contre Téhéran.
«L’IRAN S’EFFONDRE COMPLETEMENT!!!», a estimé le président américain, alors que le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait annoncé la veille un «D-Day économique» contre l’Iran pour lundi, en référence au Débarquement allié de 1944 en France.
Source: AFP
Le président chinois reçoit le roi de Jordanie
Le président chinois Xi Jinping a appelé à un règlement diplomatique de la crise au Moyen-Orient, en recevant lundi à Pékin le roi de Jordanie Abdallah II auquel il a déclaré que la souveraineté des pays de la région devait être respectée.
La Chine se félicite à cet égard du «rôle unique et important de la Jordanie dans la région», où les tensions se sont exacerbées depuis des frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février, a dit Xi Jinping au cours de ses entretiens avec le monarque, a écrit dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères.
«La Chine a toujours prôné un cessez-le-feu global (et) le règlement des différends par des moyens politiques et diplomatiques», a insisté le président chinois, selon la même source. Et Pékin «estime que la souveraineté et la sécurité des pays de la région, dont la Jordanie, doivent être respectées», a poursuivi Xi Jinping.
Lundi, le président chinois a également exhorté à une «solution globale, juste et durable à la question palestinienne», a souligné le ministère des Affaires étrangères.
Source: AFP
L’Irak repousse la date du désarmement de groupes armés pro-Iran
Le gouvernement irakien a annoncé avoir repoussé la date limite, qu’il avait initialement fixée au 30 septembre, pour le désarmement de groupes armés pro-iraniens actifs dans le pays, sans expliciter les raisons de cet ajournement ni donner de nouvelle date butoir. Bagdad est sous pression croissante des Etats-Unis pour désarmer les groupes pro-iraniens qui ont attaqué des installations américaines en Irak et dans toute la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Jusque là, le gouvernement irakien s’était tenu à un délai expirant le 30 septembre, mais dimanche, le conseiller à la sécurité du Premier ministre, Qasim al-Araji, a déclaré à un média d’Etat que le processus ne débuterait qu’à la fin du mois prochain.
«Le 30 septembre est la date du départ de la coalition internationale» antijihadiste menée par les Etats-Unis, «et non la date limite pour la remise des armes», a-t-il affirmé à la chaîne Al Iraqiya.
Source: AFP
L'Iran se moque des menaces américaines
L’Iran a balayé lundi la menace américaine d’un «D-Day économique» visant à l’asphyxier, y voyant un «aveu de défaite» des Etats-Unis, qui doivent détailler dans la journée cette campagne, près de six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé pour lundi, dans une tribune publiée dans le Financial Times, un «D-Day économique» – en référence au Débarquement allié de 1944 en France – visant à couper les dernières «lignes de survie» de l’Iran. Il a également affirmé sur X que les États-Unis avaient «démantelé les capacités militaires de l’Iran, détruit près de 100% de ses usines militaires et mis fin à son programme nucléaire».
«Votre discours ne tient pas la route», a rétorqué Kazem Gharibabadi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, demandant pourquoi, si Washington avait atteint de tels objectifs, il serait nécessaire de procéder «à +la plus grande invasion financière de l’histoire+ et de mobiliser "toutes les institutions et tous les pouvoirs" des États-Unis». «S’agit-il d’une victoire ou d’un aveu de défaite de la part des États-Unis?», a-t-il feint s’interroger.
Source: AFP
L'Iran menace les alliés de Washington
Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti lundi qu’il y aura des «conséquences» pour les pays qui se joindraient à la campagne de pression économique américaine contre la République islamique.
«Les avertissements nécessaires ont certainement été adressés, car toute complicité avec l’Amérique dans la mise en oeuvre de ses actions agressives contre l’Iran aura assurément ses propres conséquences», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire, avant l’annonce attendue dans la journée par Washington de nouvelles mesures pour isoler l’économie iranienne.
Source: AFP
Tensions entre Téhéran et Paris
Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié lundi d’«illégale» l’annonce par la France de l’expulsion de deux de ses diplomates, en représailles à la décision de Téhéran de ne pas autoriser deux diplomates français à revenir sur son territoire.
«La mesure prise par la France est une mesure illégale en réponse à l’action en justice légitime de l’Iran, et elle ne contribue en rien à améliorer les relations bilatérales», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire.
Source: AFP
Un pétrolier en feu au large de l’Arabie saoudite
Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un «projectile inconnu» en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l’agence maritime britannique UKMTO.
Une «compagnie a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire. Tout l’équipage est sain et sauf (...) et aucun impact sur l’environnement n’a été signalé», a annoncé UKMTO, précisant que l’incident s’était produit à 63 milles nautiques à l’ouest de Yanbu. La société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech a elle indiqué qu’un navire battant pavillon saoudien avait été frappé par un missile et avait pris feu.
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, prennent régulièrement pour cible les navires du royaume depuis qu’ils ont annoncé fin juillet un blocus maritime contre Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite, dans une nouvelle étape du conflit régional déclenché par l’offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février.
Après le verrouillage du détroit d’Ormuz par Téhéran, le port de Yanbu est devenu le principal point de sortie du pétrole saoudien, tandis que le détroit de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, est devenu un passage crucial pour le trafic maritime.
Source: AFP
Des missiles Patriot redéployés en Crète
Une batterie de missiles Patriot était en cours de transfert lundi de l’île de Karpathos, à l’extrême est de la Grèce, jusqu’en Crète, en raison de menaces iraniennes visant des bases américaines en Europe, a rapporté la presse grecque.
Ce redéploiement a débuté dimanche matin avec le départ du groupe du port de Karpathos par barge, ont annoncé plusieurs médias grecs, images à l’appui, montrant les batteries de missiles, montés sur camion, sur le port et attendant d’embarquer. Ces batteries de Patriot seront transportées vers la Crète, sur le site militaire de Souda qui abrite la plus grande base militaire américaine et de l’Otan en Méditerranée orientale.
Toujours selon la presse, ce redéploiement fait suite à des informations selon lesquelles l’Iran envisagerait des attaques contre des cibles militaires américaines en Europe si le président Donald Trump intensifiait le conflit dans le détroit d’Ormuz. Le ministère de la Défense grec n’a pas communiqué sur le sujet.
Selon un article du «Financial Times» (FT) publié la semaine dernière, citant des sources au sein du régime iranien, l’Iran ne se contentera plus de limiter sa riposte au Moyen-Orient et envisage de frapper des cibles américaines en Europe en cas de nouvelle escalade militaire américaine.
Selon ces deux sources, les forces iraniennes ont évalué la possibilité de frapper des installations américaines dans les Balkans et autour de la Méditerranée. Sont notamment évoquées la Bulgarie, où la base aérienne de Bezmer a autorisé son usage pour le ravitaillement d’appareils américains, entre juillet et octobre 2026, et Chypre, où une base britannique avait déjà été visée par un drone en mars.
Source: AFP