Plus d'un million et demi de musulmans vont prier mardi sur le mont Arafat, pour l'étape phare du grand pèlerinage à La Mecque. Les températures devraient dépasser les 40°C.
Dès l'aube, les fidèles se sont rassemblés pour prier et réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, située à environ 20 kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon. Les fidèles se rendront ensuite à Muzdalifah, où ils ramasseront des cailloux afin de procéder à la symbolique «lapidation du diable» mercredi.
Le mont Arafat offrant peu ou pas d'ombre, les pèlerins sont directement exposés au soleil mordant du désert pendant de longues heures.
L'Iran en fond
Cette année, le début du hajj coïncide avec une intensification des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit régional qui a affecté les pays du Golfe, visés pendant des semaines par des drones et missiles iraniens, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.
Quelque 30'000 pèlerins iraniens sont sur place, selon la compagnie Iran Air, citée par l'agence de presse officielle Irna. Soit beaucoup moins que les 86'000 initialement annoncés, en raison de la guerre.
Donald Trump a affirmé lundi que des pays à majorité musulmane, dont l'Arabie saoudite, «devraient être obligés» de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d'un accord de paix, injectant une nouvelle dose d'incertitude dans les négociations.
Le pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam
Le pèlerinage, l'un des cinq piliers de l'islam, est censé être accompli par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens. Il consiste en une série de rites codifiés sur plusieurs jours au coeur de La Mecque et dans ses environs.
L'Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l'islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d'autres moments de l'année.