Au Japon, des survivants, des proches et une poignée seulement de dignitaires étrangers ont assisté vendredi à la cérémonie matinale commémorant le bombardement nucléaire de Hiroshima pour honorer les victimes et appeler à la paix dans le monde.
En raison de la persistance de la pandémie de coronavirus, le grand public a été exclu de la cérémonie, comme en 2020, mais a pu la suivre sur internet.
Les participants, masqués et souvent vêtus de noir, ont observé une minute de silence à 08h15 précises (01h15 en Suisse), heure à laquelle la bombe atomique américaine a été larguée sur la ville 76 ans plus tôt.
Pas de sportifs des JO invités
Des rescapés et la municipalité de Hiroshima avaient récemment proposé au CIO d'inviter les sportifs des JO à se joindre à cette minute de silence depuis Tokyo. Mais le président du CIO Thomas Bach n'a pas donné suite à cette proposition, répondant à la place que la cérémonie de clôture des JO dimanche offrirait l'occasion de rendre hommage à toutes les victimes d'événements tragiques dans l'histoire mondiale.
Thomas Bach s'est rendu le 16 juillet à Hiroshima pour marquer le début de la traditionnelle «trêve olympique», censée garantir la suspension des hostilités dans le monde pendant la durée des Jeux olympiques et paralympiques.
Critiqué sur le net
Sa visite a toutefois suscité des critiques au Japon. Une pétition sur internet, qui a recueilli plus de 70'000 signatures, lui a notamment reproché de vouloir utiliser Hiroshima pour «promouvoir» les JO de Tokyo, alors que l'opinion publique japonaise était majoritairement opposée à leur tenue cet été en raison de la pandémie.
La bombe atomique à Hiroshima a fait 140'000 morts entre août et fin 1945, et celle larguée à Nagasaki le 9 août 1945 a fait 74'000 morts sur la même période. Le Japon a capitulé le 15 août 1945, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale.
(ATS)