Les Israéliens ont commencé à voter mardi pour les premières élections législatives depuis le 7-Octobre, un scrutin serré aux allures de référendum pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un pays fracturé. Ces élections interviennent sur fond de critiques internationales croissantes contre la conduite de la guerre à Gaza, ainsi que les violences et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée sous le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.
Les résultats seront scrutés dans le monde entier, alors que M. Netanyahu multiplie de nouveau les menaces contre l'Iran au risque d'aggraver un conflit dont les répercussions se font sentir bien au-delà du Moyen-Orient.
Selon les derniers sondages, la coalition de droite et d'extrême droite de M. Netanyahu et le bloc principal de l'opposition emmené par un ancien chef de l'armée, le centriste Gadi Eisenkot, sont au coude-à-coude. Mais aucun des deux camps ne semble en mesure de décrocher la majorité des 61 sièges à la Knesset, ce qui augure de longues tractations à l'issue du scrutin.
Les bureaux de vote ont ouvert à 05H00 GMT, ont constaté des journalistes de l'AFP, et doivent fermer à 20H00 GMT. Les principales chaînes de télévision publieront des projections immédiatement après, en attendant les résultats officiels dans les jours suivants.
Quelque 7,3 millions d'Israéliens sont appelés aux urnes et les médias israéliens anticipent un taux de participation très élevé, à la mesure des enjeux du scrutin. Des dizaines de milliers d'expatriés sont ainsi revenus au pays pour voter, et la minorité arabe israélienne, qui constitue 20 % de la population et se dit discriminée comme jamais, est poussée par un vent puissant de dégagisme.