Les messages cryptiques de Trump relancent les spéculations
Donald Trump relance les spéculations sur la situation au Moyen-Orient. Avec une récente publication sur son réseau Truth Social, le président américain laisse planer le doute: une opération militaire contre l'Iran et autour du détroit d'Ormuz est-elle imminente?
Pour illustrer son propos, Trump a partagé une image politique censée visiblement résumer la situation géopolitique autour de Téhéran. L'image montre le pays littéralement «encerclé» par les Etats-Unis, évoquant le scénario d'une potentielle invasion.
Selon des informations du «New York Times», les Etats-Unis et Israël mènent actuellement d'intenses préparatifs militaires. Les plans d'éventuelles opérations contre l'Iran se seraient ainsi concrétisés ces derniers temps. Les discussions en cours évoquent apparemment des scénarios qui dépassent le cadre de simples frappes aériennes, pour englober des composantes logistiques ainsi que des interventions au sol.
C'est dans ce contexte déjà très tendu qu'une autre publication de Trump a attiré l'attention. Sur sa plateforme, il a diffusé une photo le montrant dans un décor maritime, aux côtés d'un haut responsable militaire. Le cliché est accompagné d'un message cryptique: «The calm before the storm» – le calme avant la tempête.
L'Iran dit avoir répondu à la dernière proposition américaine
L'Iran a répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre, a indiqué lundi son ministère des Affaires étrangères.
«Nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse. Il a ajouté que les échanges se poursuivaient avec Washington «via le médiateur pakistanais». L'Iran est cependant «pleinement prêt à toute éventualité», a-t-il ajouté, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump.
Sur le terrain, Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour les commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens. L'Iran a réitéré lundi ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.
Dimanche, des médias iraniens avaient dénoncé les «conditions excessives» imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre. Selon l'agence Fars, ils exigent que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.
Washington a également refusé de débloquer «ne serait-ce que 25%» des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.
Source: ATS
Sept morts au Liban dont un chef du Jihad islamique dans des frappes israéliennes
Des frappes israéliennes au Liban ont tué dimanche sept personnes dont un chef du Jihad islamique palestinien, malgré une nouvelle prolongation de la trêve après des négociations bilatérales que le Hezbollah pro-iranien a encore condamnées.
D'après un bilan préliminaire du ministère de la Santé, trois personnes sont mortes à Tayr Felsay et deux à Tayr Debba, dont un enfant dans chaque localité. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans la série de frappes visant le sud du pays, a précisé cette source.
Dans l'est, un tir de missile israélien visant un appartement en périphérie de Baalbek a tué un chef du Jihad islamique, groupe palestinien allié du Hezbollah, Wael Abdel Halim, ainsi que sa fille de 17 ans, a annoncé dans la soirée l'agence de presse officielle libanaise ANI.
L'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de plusieurs villages, parfois situés à des dizaines de kilomètres de la frontière israélo-libanaise et qui avaient déjà fait l'objet d'avertissements la veille.
Source: AFP
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté trois drones en provenance d'Irak
L'Arabie saoudite a intercepté trois drones entrés dimanche dans son espace aérien en provenance d'Irak, a annoncé le porte-parole du ministère de la Défense, le général de division Turki al-Maliki.
«Dans la matinée de dimanche, trois drones ont été interceptés et détruits après leur entrée dans l'espace aérien du Royaume en provenance de l'espace aérien irakien», a précisé le porte-parole dans un communiqué, ajoutant que l'Arabie saoudite mettrait en oeuvre «toutes les mesures nécessaires» pour répondre aux tentatives d'atteinte à sa souveraineté et sa sécurité.
Source: AFP
Trump prévient qu'«il ne restera plus rien» de l'Iran si Téhéran n'accepte pas un accord
Donald Trump a prévenu dimanche sur sa plateforme Truth Social qu'il «ne restera plus rien de l'Iran» si Téhéran ne signe pas un accord avec les Etats-Unis, alors que les négociations entre les deux pays patinent.
«Pour l'Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux», a menacé le président américain.
Washington n'aurait fait «aucune concession concrète» en réponse à l'offre de Téhéran
Les Etats-Unis n'ont accordé «aucune concession concrète» dans leur réponse aux propositions iraniennes, notamment sur le dossier nucléaire, principal sujet de divergence entre les deux pays, ont affirmé dimanche les médias iraniens.
Les Etats-Unis ont présenté une liste de cinq points exigeant notamment que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi à Washington, a indiqué l'agence Fars.
De son côté, l'agence Mehr a affirmé que les Etats-Unis n'avaient accordé à l'Iran «aucune concession tangible», dénonçant «des conditions excessives» imposées par Washington.
Source: AFP
Incendie après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah
Un incendie s'est déclaré après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah aux Emirats arabes unis, sans faire de blessés ni provoquer de hausse de radioactivité, a annoncé dimanche le bureau des médias du gouvernement local d'Abou Dhabi.
«Les autorités d'Abou Dhabi sont intervenues après un incendie survenu dans un générateur électrique situé à l'extérieur du périmètre intérieur de la centrale nucléaire de Barakah (...) à la suite d'une frappe de drone», a précisé le bureau dans un communiqué. «Aucun blessé n'a été signalé et aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n'a été constaté.»
L'AIEA s'inquiète
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a exprimé dimanche «sa profonde préoccupation» après la frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, dans un message posté sur X.
«Toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire est inacceptable», a ajouté le patron de l'agence de l'ONU pour la sécurité nucléaire, qui a dit avoir informée par les Emirats «que les niveaux de radiation à la centrale nucléaire de Barakah restent normaux et qu'aucun blessé n'a été signalé».
Les Emirats dénoncent
Les Emirats arabes unis ont dénoncé de leur côté la frappe de drone, sans attribuer l'attaque. Celle-ci «constitue une escalade dangereuse, un acte d'agression inacceptable et une menace directe à la sécurité du pays», a estimé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Source: AFP
Le négociateur en chef Ghalibaf va superviser les relations avec la Chine
Le président du Parlement iranien et principal négociateur de son pays dans les pourparlers avec les États-Unis, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également été chargé des relations avec la Chine, ont rapporté dimanche des médias locaux.
Mohammed Bagher Ghalibaf «a récemment été nommé représentant spécial de l'Iran pour les affaires chinoises», a indiqué l'agence Tasnim, citant des «sources bien informées».
La Chine est le premier partenaire commercial de la République islamique, ainsi que le principal importateur de pétrole iranien. Mohammed Bhager Ghalibaf a été nommé à ce poste sur proposition du président iranien Massoud Pezeshkian et avec l'approbation du guide suprême Mojtaba Khamenei, selon l'agence Tasnim. L'agence iranienne a précisé qu'il serait chargé de «coordonner différents aspects des relations irano-chinoises».
Source: AFP
Le porte-avions Gerald Ford de retour aux Etats-Unis
Le porte-avions américain Gerald Ford, qui avait été dépêché par le président américain Donald Trump au Moyen-Orient avant le début de la guerre en Iran, a regagné samedi les Etats-Unis, a annoncé le Pentagone. Il a battu un record avec 326 jours de missions en mer.
Le plus grand porte-avions au monde a retrouvé son port d'attache à Norfolk, sur la côte est des Etats-Unis, accueilli par le ministre américain de la défense Pete Hegseth, a précisé son ministère sur les réseaux sociaux. Le Gerald Ford a ainsi accompli la plus longue pour un groupe aéronaval depuis la guerre du Vietnam, a précisé le Pentagone.
Source: AFP
Le Hezbollah dit avoir frappé le nord d'Israël
Le mouvement libanais Hezbollah a affirmé samedi avoir frappé une cible militaire dans le nord d'Israël. Le fragile cessez-le-feu entre le Liban et Israël n'a pas mis fin aux combats.
Le mouvement armé soutenu par l'Iran a indiqué dans un communiqué que ses combattants avaient visé «la caserne de Ya'ara [...] avec un essaim de drones d'attaque», après avoir annoncé plusieurs opérations contre les forces israéliennes déployées dans le sud du Liban où elles occupent un territoire proche de la frontière entre les deux pays.
Le Hezbollah pointe une impasse
Le Hezbollah rejette les négociations directes entre le Liban et Israël, les premières depuis des décennies entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Ces négociations portent notamment sur l'épineuse question du désarmement du groupe, que celui-ci refuse.
«Les négociations directes» avec Israël n'ont pas abouti à un cessez-le-feu et ont précipité les autorités libanaises «dans une impasse (...) qui va les conduire de compromis en compromis et sans résultat», a déclaré dimanche un député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan.
Selon lui, «le pouvoir au Liban a précipité le pays dans (...) de très graves crises, puisqu'il ne pourra pas exécuter ce que veut (Israël), en particulier en ce qui concerne le désarmement» du Hezbollah.
Source: AFP
Trois secouristes libanais tués dans une frappe israélienne
Une frappe israélienne sur le sud du Liban a tué vendredi trois secouristes du Comité islamique de santé, affilié au Hezbollah pro-iranien, a indiqué le ministère libanais de la Santé. Dans un communiqué, le ministère a estimé que la frappe avait «directement visé» le centre du Comité à Harouf. Un quatrième membre a été gravement blessé.
Source: AFP