Vendredi à 15h38, la décision était prise: les Etats-Unis allaient lancer l'opération «Epic Fury». Le président américain Donald Trump a alors donné l'ordre décisif.
Selon le portail d'information américain Axios, c'est une conversation téléphonique entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lundi dernier qui aurait été déterminante pour la décision. Ce dernier avait dans ses bagages une information explosive: samedi, des hauts responsables religieux iraniens, dont l'ayatollah Ali Khamenei, se rassembleraient tous au même endroit.
La CIA a confirmé l'info de Netanyahu
«Ils peuvent tous être tués par une seule frappe aérienne», a dit Netanyahu à Trump et à son équipe. C'est ce qu'affirment trois sources informées de ladite conversation téléphonique. Par la suite, une première vérification par la CIA a confirmé les informations israéliennes. Les données collectées ont apparemment convaincu le président américain.
Jeudi, la CIA avait entièrement «confirmé que ces personnes seraient toutes ensemble, et nous devions en profiter», a déclaré une source à «Axios». Le même jour, les émissaires de Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, ont téléphoné de Genève après des heures de discussions avec les émissaires iraniens et ont annoncé au président que les négociations ne mèneraient à rien. Pour Donald Trump, c'était une raison supplémentaire de frapper.
«Israël était prêt et nous étions prêts»
Lors de sa rencontre de mardi avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Trump a justifié la guerre par ses propres intérêts de sécurité. «Mais Israël était prêt, et nous étions prêts», a déclaré Trump.
Trump a déclaré qu'il était déjà certain, lors des négociations avec l'Iran, que Téhéran attaquerait en premier. «Et je ne voulais pas que cela se produise».