L'armée américaine a tué le chef d'une unité iranienne qui a tenté d'assassiner Donald Trump, a affirmé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth mercredi, sans davantage de détails.
«Hier (mardi), le chef de l'unité qui a tenté d'assassiner le président Trump a été traqué et tué», a déclaré Pete Hegseth en conférence de presse, sans préciser les faits auxquels il fait référence. «L'Iran a essayé d'assassiner le président Trump, et le président Trump a eu le dernier mot», a-t-il martelé, ajoutant que les Etats-Unis savaient «depuis longtemps que l'Iran avait l'intention de tenter d'assassiner le président Trump et/ou d'autres responsables américains».
Le chef du Pentagone a précisé que Donald Trump n'en avait jamais fait un enjeu des opérations militaires américaines contre Téhéran, en réponse à des informations de presse selon lesquelles ce risque d'assassinat avait été un des facteurs de sa décision. Mais «je me suis assuré, et d'autres se sont assurés, que ceux qui en étaient responsables figuraient bien sur la liste des cibles», a déclaré Pete Hegseth.
Téhéran rejette les accusations
Des responsables américains ont déjà accusé dans le passé l'Iran de chercher à assassiner Donald Trump pour venger la mort du général des Gardiens de la révolution Qassem Soleimani, tué le 3 janvier 2020 en Irak dans une frappe de drone ordonnée par Donald Trump au cours de son premier mandat.
Fin 2024, un homme présenté comme un «agent de l'Iran», Farhad Shakeri, un Afghan résidant en Iran, avait été inculpé par les autorités judiciaires américaines, accusé d'avoir reçu l'ordre de Téhéran d'organiser des projets d'assassinat aux Etats-Unis visant notamment Donald Trump.
Selon des documents judiciaires, cet homme avait affirmé avoir reçu, à deux mois de l'élection présidentielle de 2024, instruction d'un haut responsable des Gardiens de la révolution de «se concentrer sur la surveillance et à terme l'assassinat de l'ex-président Donald Trump». Téhéran avait rejeté des accusations qualifiées de «totalement infondées».