L'Inde a approuvé un plan de 700 millions d'euros pour stimuler l'extraction et le traitement de terres rares, essentielles à la fabrication d'aimants permanents afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations notamment en provenance de Chine.
Le gouvernement a assuré dans un communiqué que ce plan contribuerait à sécuriser la «chaîne d'approvisionnement pour les industries nationales».
Ces puissants aimants sont devenus indispensables aux industries de l'électronique, des énergies renouvelables, l'aérospatiale ou de l'armement. New Delhi répond actuellement à ses besoins principalement par des importations. Le gouvernement estime que la demande nationale pourrait doubler d'ici 2030.
La Chine et l'Inde au coude à coude
Le plan prévoit des mesures incitatives pour atteindre «une capacité de production de 6000 tonnes par an» afin de «renforcer l'autonomie et de positionner l'Inde comme un acteur clé sur le marché mondial», a souligné le gouvernement. L'Inde s'approvisionne en terres rares nécessaires à la fabrication de ces aimants auprès de différents pays et notamment de la Chine.
Cette année, Pékin, qui domine plus de 60% de l'extraction minière de terres rares, a imposé des restrictions à ses exportations, suscitant l'inquiétude d'entreprises indiennes comme le fabricant de scooters Bajaj Auto. En octobre dernier, le ministère des Affaires étrangères a confirmé que «certaines sociétés indiennes» avaient obtenu des licences pour importer ces terres rares.