De «nombreuses incertitudes subsistent» sur l'épidémie, selon une agence sanitaire de l'UE
De «nombreuses incertitudes subsistent» sur l'épidémie d'hantavirus sur un bateau de croisière, a estimé mercredi le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une agence de l'UE, qui appelle à la prudence.
«De nombreuses incertitudes subsistent encore concernant cette épidémie d'hantavirus et il est important, à ce stade, d'adopter une approche de précaution afin de réduire la probabilité de nouvelles transmissions», a dit la directrice de l'ECDC Pamela Rendi-Wagner, citée dans un communiqué.
«Sur la base des données disponibles à ce jour, le risque pour la population générale en Europe demeure très faible et une transmission à grande échelle n'est pas attendue», a toutefois souligné l'ECDC qui a dépêché à bord du navire un expert pour recueillir davantage d'informations et orienter les actions de santé publique.
Une transmission limitée
Selon l'agence, la transmission devrait rester limitée grâce notamment aux mesures de prévention et de contrôle des infections mises en place à bord, lors du débarquement et dans le cadre du suivi.
Le MV Hondius, un navire de croisière suspecté d'être un foyer d'hantavirus, a quitté mercredi sa zone de mouillage au large du Cap-Vert, pour se diriger vers Tenerife dans l'archipel espagnol des Canaries, où il doit accoster dans les prochains jours.
Source: AFP
Un nouvel avion sera nécessaire pour l'évacuation de deux patients des Canaries
Deux patients évacués du navire de croisière touché par une épidémie meurtrière de hantavirus, dont l'avion à destination d'Amsterdam a atterri aux îles Canaries mercredi, devront changer d'appareil pour poursuivre leur voyage à cause d'une panne technique, a annoncé le ministère espagnol de la Santé.
Après leur arrivée à Grande Canarie pour faire le plein de carburant, le médecin présent dans l'avion «a signalé une défaillance du système de support électrique» d'un patient, ont précisé des sources au ministère de la Santé.
«Par conséquent, le patient reste à bord de l'avion, raccordé à l'alimentation électrique de l'aéroport, en attendant l'arrivée d'un nouvel appareil pour poursuivre son voyage», ont-elles ajouté.
Source: AFP
Un avion à bord duquel se trouverait un patient a atterri aux Pays-Bas
Un avion à bord duquel se trouverait au moins un passager du navire de croisière touché par l'hantavirus est arrivé à Amsterdam mercredi, a constaté l'AFP, après une évacuation d'urgence de ce bateau au large du Cap-Vert.
L'avion médicalisé qui avait décollé de Praia a atterri à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol à 19H47 (17H47 GMT), selon des journalistes de l'AFP sur place. Le site internet de suivi des vols Flightradar24 a également indiqué que l'appareil avait atterri.
Source: AFP
La première contamination n'a pas pu avoir lieu sur le navire ou lors d'une escale, selon l'OMS
La première personne contaminée par l'hantavirus n'a pas pu l'être à bord du navire HV Hondius ni au cours d'une escale, le temps d'incubation indiquant une contamination survenue avant le départ d'Ushuaïa début avril, a expliqué dans un entretien avec l'AFP une experte de l'OMS.
Le bateau de croisière a quitté le sud de l'Argentine le 1er avril pour une expédition jusqu'à l'archipel du Cap-Vert, dans l'Atlantique. Immobilisé depuis dimanche près de la capitale capverdienne, avec à son bord près de 150 passagers, il devait appareiller mercredi vers les Îles Canaries.
C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête, diarrhée), le 6 avril, avant de mourir le 11 avril, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une exposition avant d'embarquer
«La période d'incubation – qui est le moment entre l'infection et le début des symptômes – est d'entre une et six semaines» mais, généralement, «plutôt autour de deux-trois semaines», a déclaré à l'AFP Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques virales à l'OMS.
Donc la première personne contaminée «n'a pas pu» être infectée «sur le bateau ou sur une des îles» mais «a eu très clairement une exposition avant d'embarquer sur le bateau, certainement liée à un rongeur», a-t-elle insisté.
Le seul cas confirmé
Son corps a été débarqué le 24 avril à Sainte-Hélène, une possession britannique de l'Atlantique sud, avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, est partie le 25 avril à bord d'un avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est morte le lendemain. Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai.
C'est pour l'instant le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes ayant perdu la vie. La souche détectée sur l'épouse du premier homme contaminé ainsi que sur un patient hospitalisé à Zurich est celle des Andes, transmissible entre humains.
Source: AFP
Le navire MV Hondius a quitté sa zone de mouillage au large du Cap-Vert
Un navire de croisière suspecté d'être un foyer d'hantavirus a quitté mercredi sa zone de mouillage au large du Cap-Vert, pour se diriger vers Tenerife dans l'archipel espagnol des Canaries, où il doit accoster dans les prochains jours, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le MV Hondius, qui était immobilisé au large du port de la capitale cap-verdienne Praia depuis dimanche, accostera «dans un délai de trois jours» au port de Granadilla sur l'île de Tenerife, a annoncé la ministre espagnole de la Santé Mónica García Gómez. Le site de suivi maritime Marine Traffic indiquait mercredi soir que le bateau était «en cours de navigation».
Un avion médicalisé transportant des patients évacués du bateau plus tôt mercredi était par ailleurs en route pour les Pays-Bas et un autre a atterri aux Canaries.
Source: AFP
L'avion médicalisé a atterri aux Canaries pour réparer la «bulle de protection» d'un patient
L'avion médicalisé transportant deux personnes touchées par le hantavirus en provenance du Cap-Vert et qui a atterri aux Canaries mercredi après-midi fait «une escale technique» pour réparer la «bulle de protection défectueuse d'un patient», a annoncé à l'AFP une source au sein du gouvernement régional des Canaries.
«Personne ne descendra ni ne montera à bord» de l'avion qui poursuivra ensuite son «itinéraire prévu» jusqu'aux Pays-Bas, a détaillé cette source, précisant que le Maroc avait «refusé» que l'engin se pose sur son sol pour une telle opération.
Selon un plan de vol visible sur le site Flightradar24, l'appareil devrait toutefois faire une nouvelle escale en Espagne, à Malaga (sud), avant d'arriver à Amsterdam.
Source: AFP
Une des personnes décédées est montée «brièvement» à bord d'un vol KLM, selon la compagnie
Un passager qui est décédé d'une infection à l'hantavirus est monté «brièvement» à bord d'un vol KLM reliant Johannesburg vers les Pays-Bas, mais a été débarqué avant le décollage, a indiqué la compagnie aérienne mercredi.
«En raison de l'état de santé du passager à ce moment-là, l'équipage a décidé de ne pas l'autoriser à voyager sur ce vol», a précisé KLM, à propos du vol KL592 de Johannesburg à Amsterdam le 25 avril à 23h15, heure locale.
«Après que le passager a été débarqué de l'appareil, le vol est parti pour les Pays-Bas», a ajouté KLM. Les autorités sanitaires néerlandaises sont en train de contacter les personnes qui se trouvaient à bord de ce vol «par précaution», a indiqué KLM dans son communiqué.
Source: AFP
Un des avions a atterri aux Canaries
Un des deux avions qui avait décollé du Cap Vert lors de l'évacuation de passagers du navire de croisière touché par un foyer d'hantavirus a atterri mercredi aux Canaries, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'avion médicalisé, dont l'arrivée dans l'archipel n'avait pas été évoquée jusqu'à présent, s'est posé sur l'aéroport de Grande Canarie, au sud de Las Palmas, peu avant 15H30 GMT (17h30 heure suisse).
Par ailleurs, la compagnie KLM a indiqué qu'un passager qui est décédé depuis d'une infection à ce virus est monté «brièvement» à bord d'un vol reliant Johannesburg vers les Pays-Bas.
Mais il a été débarqué avant le décollage en raison de son état de santé. Il s'agit du vol KL592 de Johannesburg à Amsterdam le 25 avril à 23h15 (heure locale). Les autorités sanitaires néerlandaises sont en train de contacter les personnes qui se trouvaient à bord de ce vol «par précaution», a indiqué KLM dans son communiqué.
Source: AFP
Le chef de l'OMS «ne pense pas» que la situation soit similaire au début de la pandémie de Covid-19
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a indiqué mercredi à l'AFP qu'il «ne pense pas» que la situation née de l'apparition d'un foyer d'hantavirus sur un bateau de croisière était similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19.
Interrogé par l'AFP à Genève sur le niveau d'urgence de ce foyer apparemment né à bord du HV Hondius dans l'Atlantique, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit qu'il «ne pense pas» que celui-ci soit similaire à celui des débuts de la pandémie de Covid-19. «Pour l'instant, le risque pour le reste du monde est faible», a-t-il ajouté.
Deux avions médicalisés évacuant les cas suspects décollent du Cap-Vert
Deux avions médicalisés transportant des patients évacués d'un navire de croisière suspecté d'être un foyer d'hantavirus ont décollé de l'aéroport de Praia au Cap-Vert pour être transférés vers les Pays-Bas, a constaté un journaliste de l'AFP.
Trois personnes «dans un état stable» avaient été évacuées du bateau plus tôt dans la matinée, – deux membres d'équipage malades et une personne cas contact asymptomatique –, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon le site Flightradar24, un premier avion a décollé en direction d'Amsterdam où il devrait arriver vers 19h30 (heure locale, 17h30 GMT). Aucune destination n'était précisée sur le site internet pour le deuxième avion.
Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine avec quelque 150 personnes à bord, attendait après cette évacuation de mettre le cap vers Tenerife dans l'archipel des Canaries, où il doit accoster dans les prochains jours, selon les autorités espagnoles.
Source: AFP
De nombreuses zones d'ombre subsistent autour du foyer d'hantavirus qui a fait trois morts parmi les passagers ayant voyagé à bord du navire immobilisé en face du port de la capitale cap-verdienne, dans l'Atlantique, et dont l'armateur à demandé mercredi à accoster à Tenerife.
Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers et l'équipage, l'origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l'ampleur réelle de l'épisode.
Voici ce que l'on sait sur le foyer d'infection à hantavirus survenu lors d'une croisière à bord du MV Hondius, navire du croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert.
Qui sont les victimes?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de trois morts, un couple de Néerlandais et une Allemande.
C'est un passager néerlandais de 70 ans qui a le premier présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée), le 6 avril, selon l'OMS. Il est décédé le 11 avril à bord du navire. Aucun test microbiologique n'avait alors été effectué sur cet homme.
Le 24 avril, son corps a été débarqué à Sainte-Hélène (Royaume-Uni), avec son épouse, une Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière, après avoir à son tour présenté des symptômes, a embarqué le 25 avril par avion pour Johannesburg où elle a été hospitalisée et est décédée le lendemain.
Son infection à l'hantavirus a été confirmée le 4 mai. C'est à ce stade le seul cas confirmé d'hantavirus parmi les trois personnes décédées.
Le 2 mai, une ressortissante allemande est décédée à bord, après de premiers symptômes (fièvre et malaise général) le 28 avril.
Qui sont les malades?
Mercredi à la mi-journée, l'OMS recensait «8 cas, dont 3 confirmés» par des tests. Soit trois décès (dont la passagère néerlandaise dont l'infection a été confirmée par un test) et cinq autres cas (dont deux confirmés par des tests).
Une infection à hantavirus a été confirmée la première fois, au cours de cette expédition, chez un passager britannique de 69 ans.
Il avait consulté le médecin de bord le 24 avril, avant d'être débarqué le 27 avril sur l'Île de l'Ascension (Royaume-Uni) et transféré à Johannesburg. Il se trouvait lundi "dans un état critique mais stable", selon Oceanwide Expeditions.
Un autre passager du bateau, hospitalisé à Zurich, a également été testé positif au hantavirus le 5 mai, selon les autorités suisses mercredi. Le ministère suisse de la Santé a précisé qu'il était «rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène», où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril, selon les données de suivi maritime de Marine Traffic.
Son épouse, qui «ne présente jusqu'ici aucun symptôme (...) s'est placée en isolement pour des raisons de sécurité», a expliqué le ministère suisse. Les deux époux sont suisses, selon les autorités du pays.
Trois autres cas suspects ont été débarqués mercredi du MV Hondius au Cap-Vert: deux membres d'équipage britannique et néerlandais, malades, et une personne cas contact, asymptomatique. Ils «sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas», selon le directeur général de l'OMS.
Le patient asymptomatique sera hospitalisé en Allemagne, ont ensuite précisé les pompiers allemands.
Transmission interhumaine
Le hantavirus "des Andes", transmissible entre humains, a été détecté sur deux des personnes testées: sur un des passagers évacués en Afrique du Sud, selon le ministre sud-africain de la Santé, et sur le malade de Zurich, selon un test effectué par les Hôpitaux universitaires de Genève. Il s'agit de la seule souche pour laquelle une transmission interhumaine est documentée.
Les hantavirus se transmettent à l'être humain par l'intermédiaire de rongeurs sauvages infectés (souris, rats...) qui excrètent le virus par la salive, l'urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l'inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Une telle infection peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Selon le directeur général de l'OMS mercredi, «à ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible».
Cas contacts
Des efforts sont en cours pour rechercher d'éventuels cas contacts avec les personnes infectées. En particulier, hors du navire, les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est décédée.
Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d'équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.
D'autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre sud-africain de la Santé mercredi, comme celles «qui se trouvaient à l'aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise» ainsi que le «personnel de santé de Kempton Park», l'hôpital où elle a été traitée jusqu'à son décès.
Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n'avait pas été évacué par un vol commercial mais «des professionnels de santé ont également été en contact avec lui», a indiqué le ministre: «Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d'entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance».
L'expédition
Le navire voyageait avec 147 personnes – 88 passagers et 59 membres d'équipage – de 23 nationalités, a indiqué l'OMS mardi.
Parmi les passagers, les plus nombreux sont les Britanniques (19), les Américains (17) et les Espagnols (13), selon l'opérateur. Il y a également, entre autres, cinq Français.
Au sein de l'équipage, les nationalités les plus représentées sont les Philippins (38) et les Ukrainiens (5).
Selon l'OMS, l'expédition a quitté Ushuaïa le 1er avril pour une traversée de l'Atlantique Sud, avec plusieurs escales dans des régions reculées, notamment dans l'Antarctique.
Il s'est rendu dans les îles Géorgie du Sud et Sandwich du Sud (5 au 7 avril), puis dans les îles Tristan da Cunha, Inaccessible et Nightingale (13 au 16 avril), selon les données de suivi maritime de MarineTraffic. Il a fait le tour de l'île Gough le 17 avril, avant de rejoindre l'île Sainte-Hélène le 22 avril, jusqu'au 24 avril.