Après le Venezuela, le Groenland? Selon le journal «Mail on Sunday», Donald Trump aurait ordonné au commandement des forces spéciales des Etats-Unis, le Joint Special Operations Command, d'élaborer un plan d'invasion du Groenland. Les faucons politiques entourant le président – menés par le conseiller Stephen Miller – se sentent pousser des ailes après l'opération contre Nicolas Maduro. Pour eux, il faut agir vite, avant que la Russie ou la Chine ne prennent les devants.
L'objectif? Libérer l'ile du contrôle danois, par la force si nécessaire. Trump a réitéré ses menaces samedi, les Etats-Unis interviendront au Groenland «par la force si nécessaire». Mais les hauts gradés de l'armée américaine se montrent, selon une source citée par le média britannique, très dubitatifs par rapport à cette idée.
Une autre stratégie évoquée
«Fou et illégal.» C'est en ces termes qu'auraient décrit des généraux le recours à la violence sur la «Terre verte». Ils essaient d'attirer l'attention de Donald Trump sur d'autres opérations, par exemple en Iran. «C'est comme si on négociait avec un enfant de cinq ans», déclare encore cette source.
«Le Groenland appartient au Groenland.» La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, reste inflexible aux menaces du milliardaire républicain. Elle a répété à maintes reprises que l'île était un territoire autonome au sein du Danemark, et que la décision concernant l'avenir de Kalaallit Nunaat – comme l'appellent les locaux – revenait exclusivement au peuple groenlandais.
Mais un autre scénario est également avancé par le «Mail on Sunday». Le Danemark pourrait accepter un compromis accordant aux Etats-Unis un accès militaire sans restriction au Groenland, tout en excluant la Russie et la Chine. «Pour des raisons de politique intérieure, Trump pourrait opter pour une escalade qui se transformerait ensuite en compromis», indique un document qu'a pu consulter le journal dominical.