«I am the boss»: Donald Trump a tenu à rappeler mercredi aux autres dirigeants des pays du G7 qui était aux commandes. Tout au moins de son point de vue.
Arrivé le dernier pour une réunion de travail consacrée au développement international, le président américain s'arrête brièvement au bout de la table où sont déjà assis les autres chefs d'Etat et de gouvernement, et lance: «C'est moi le patron», avant de prendre sa place en souriant largement. La déclaration suscite quelques rires.
Donald Trump serre au passage la main du président Emmanuel Macron, qui lui demande, en anglais, comment il va. A un autre moment, le président américain, habitué comme beaucoup de ses compatriotes à pousser la climatisation à fond, déplore qu'il fasse «trop chaud» dans la salle de réunion.
«Une conduite ferme»
Depuis son arrivée lundi à Evian (France) au sommet du G7 Donald Trump, qui ne goûte guère d'habitude ces formats multilatéraux, s'est montré plutôt accommodant, soigné il est vrai par ses homologues. Plutôt connu pour bouder les communiqués communs, voire les dénoncer après signature comme il l'avait fait une fois au Canada pendant son premier mandat, il a même accepté de ratifier un texte commun sur l'Ukraine.
Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni se sont «engagés à accroître les pressions exercées sur l'économie de guerre de la Russie» par des sanctions visant notamment ses exportations d'hydrocarbures. Ils ont aussi convenu «d'accroître la fourniture de capacités de défense aérienne, de systèmes et d'intercepteurs supplémentaires ainsi que de capacités de longue portée».
La déclaration salue aussi l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, «obtenu sous la conduite ferme du président Donald Trump», une mention qui a certainement ravi le milliardaire républicain. Il a accepté de prolonger son séjour en France afin de dîner mercredi soir à Versailles avec Emmanuel Macron, dans un décor fastueux comme il en raffole.