Deux trains sont entrés en collision mercredi matin à environ 150 km au sud de Madrid, en Espagne, un accident qui a fait «de nombreux morts», selon un premier bilan des autorités locales. Le maire de la commune d'Urda, dans la région de Castille-La-Manche, où a eu lieu l'accident. Les médias espagnols annoncent «au moins 10 morts». Le gouvernement craint un bilan plus lourd.
D'après un porte-parole des services d'urgence espagnols sollicité par l'AFP, la collision a eu lieu «à 8h54» entre «deux trains, l'un de (l'opérateur privé) Yrio et l'autre de (la compagnie nationale) Renfe». Un train AVE de la compagnie Renfe aurait percuté l'arrière d'un train Iryo, provoquant le déraillement de deux wagons.
«La circulation est interrompue sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie en raison d'une collision entre deux trains», a de son côté indiqué sur le réseau social X l'entreprise publique chargée de gérer l'infrastructure ferroviaire, ADIF.
«Très étrange»
Rafael Escudero, porte-parole du syndicat des cheminots, aurait qualifié l'accident de train survenu dans la matinée de «très étrange» à la télévision espagnole. Selon les services d'urgence, deux wagons auraient dévalé un talus.
«Une erreur humaine commise par un opérateur d'Adif lors d'une défaillance du système de signalisation principal est la cause probable de l'accident», a indiqué une source gouvernementale au média espagnol «El País». Si le système de sécurité est automatisé, il passe en mode manuel en cas de défaillance.
Vers un bilan plus lourd
Le coordinateur fédéral de l'IU, Antonio Maíllo, a déclaré qu'il craignait «le pire» après le violent accident sur la ligne entre Madrid et Séville. Il a ajouté qu'il s'agissait d'un «accident très grave». Esther Padilla, porte-parole de Castilla-La Mancha a quant à elle confirmé le bilan de 10 morts tout en annonçant que ce chiffre allait «très certainement augmenter». «Nous n'avons pas de chiffre, mais ce sera une tragédie majeure», a complété la ministre de la Santé Mónica García sur TVE.
Cet accident intervient moins d'un an après le tragique accident survenu à Adamuz en Andalousie ayant fait 46 morts dans la violente collision de deux trains à haute vitesse. Cet accident, survenu le 18 janvier, a bouleversé toute l'Espagne et suscité de vives critiques de l'opposition de droite et d'extrême droite contre le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez.