Début des interrogatoires
Deux militants de la «Flottille pour Gaza» arrivés en Israël

Deux militants de la «Flottille pour Gaza» arrêtés jeudi par l'armée israélienne près de la Grèce sont arrivés en Israël pour interrogatoire. L'un est accusé d'affiliation au Hamas, l'autre de liens illégaux avec une ONG.
Les navires arborant des drapeaux palestiniens en Sicile, en Italie, le 25 avril 2026.
Photo: IMAGO/Anadolu Agency
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AFP Agence France-Presse

Deux militants de la «Flottille pour Gaza», interceptée jeudi par l'armée israélienne au large de la Grèce, sont arrivés en Israël pour être interrogés, a annoncé samedi le ministère israélien des Affaires étrangères sur X.

L'Espagnol Saif Abu Keshek est «l'un des dirigeants» de la Conférence palestinienne pour les Palestiniens à l'étranger (PCPA), association caritative accusée par les Etats-Unis et Israël d'être affiliée au Hamas, affirme le ministère.

Le Brésilien Thiago Ávila «travaille avec PCPA et est soupçonné d'activités illégales», selon la même source, qui a indiqué que les deux hommes allaient être «transférés pour être interrogés».

Arrestation loin des côtes israéliennes

Quelques 175 militants avaient été arrêtés sur une vingtaine de bateaux de cette nouvelle flottille visant selon ses organisateurs à briser le blocus israélien de la bande de Gaza, où l'accès à l'aide à l'humanitaire reste fortement restreint.

L'arrestation avait eu lieu à des centaines de kilomètres de Gaza, dans les eaux internationales au large de la Crète, bien plus loin des côtes israéliennes que lors des précédentes interceptions de flottilles. Israël a relâché tous les militants en Grèce après un accord avec ses autorités, sauf Thiago Ávila et Saif Abu Keshek. 

L'Espagne avait d'abord réclamé la «libération immédiate» de ce dernier, et assuré que sa diplomatie était «en contact permanent avec ses homologues israélien et grec», puis avait promis d'apporter «toute sa protection» à son ressortissant «dès qu'il pourra arriver sur le territoire israélien».

Les deux militants «auront droit à une visite des représentants consulaires de leurs pays respectifs», a précisé samedi le ministère israélien des Affaires étrangères sur X.

«Violations flagrantes du droit»

Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez, l'une des voix européennes parmi les plus critiques envers le gouvernement de Benjamin Netanyahu depuis qu'Israël a lancé son offensive contre Gaza en réponse à l'attaque sans précédent du Hamas palestinien du 7 octobre 2023, avait exprimé sa «plus énergique condamnation« après la capture de la flottille.

Plusieurs pays comptant des ressortissants sur la flottille avait réagi. Rome avait demandé la «libération immédiate» des Italiens et dénoncé leur arrestation comme «illégale», tandis que l'Espagne, la Turquie ou le Pakistan évoquaient «des violations flagrantes du droit international» par Israël.

La flottille a publié sur X des vidéos montrant plusieurs militants blessés, avec des traces de coups à l'oeil et au nez. «Nous avons essayé de les empêcher de garder Thiago et Saif et c'est à ce moment là qu'ils nous ont battus», explique l'un d'eux.

Le Hamas a dénoncé ces violences présumées, et encouragé les militants internationaux à «poursuivre leurs efforts pour briser le siège et exposer les crimes de l'occupation (israélienne) contre notre peuple».

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