Un «D-Day économique»?
«Votre discours ne tient pas la route»: l'Iran se moque des Etats-Unis

Les affrontements entre Iraniens et Américains ont repris. Les frappes échangées depuis ont été les plus importantes depuis la signature, le 17 juin, d'un protocole d'accord visant à trouver une fin à la guerre déclenchée le 28 février.
10:02 heures

Des missiles Patriot redéployés en Crète

Une batterie de missiles Patriot était en cours de transfert lundi de l’île de Karpathos, à l’extrême est de la Grèce, jusqu’en Crète, en raison de menaces iraniennes visant des bases américaines en Europe, a rapporté la presse grecque. 

Ce redéploiement a débuté dimanche matin avec le départ du groupe du port de Karpathos par barge, ont annoncé plusieurs médias grecs, images à l’appui, montrant les batteries de missiles, montés sur camion, sur le port et attendant d’embarquer. Ces batteries de Patriot seront transportées vers la Crète, sur le site militaire de Souda qui abrite la plus grande base militaire américaine et de l’Otan en Méditerranée orientale.

Toujours selon la presse, ce redéploiement fait suite à des informations selon lesquelles l’Iran envisagerait des attaques contre des cibles militaires américaines en Europe si le président Donald Trump intensifiait le conflit dans le détroit d’Ormuz. Le ministère de la Défense grec n’a pas communiqué sur le sujet.

Selon un article du «Financial Times» (FT) publié la semaine dernière, citant des sources au sein du régime iranien, l’Iran ne se contentera plus de limiter sa riposte au Moyen-Orient et envisage de frapper des cibles américaines en Europe en cas de nouvelle escalade militaire américaine. 

Selon ces deux sources, les forces iraniennes ont évalué la possibilité de frapper des installations américaines dans les Balkans et autour de la Méditerranée. Sont notamment évoquées la Bulgarie, où la base aérienne de Bezmer a autorisé son usage pour le ravitaillement d’appareils américains, entre juillet et octobre 2026, et Chypre, où une base britannique avait déjà été visée par un drone en mars. 

Source: AFP

23.08.2026, 14:00 heures

Le chef de l'armée pakistanaise attendu lundi à Téhéran

Le puissant chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, dont le pays joue les médiateurs dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, est attendu lundi à Téhéran à la tête d'une délégation officielle, a annoncé dimanche le ministère iranien des Affaires étrangères.

La visite, au cours de laquelle Asim Munir doit rencontrer de hauts responsables iraniens , vise à «renforcer la coopération bilatérale» et s'inscrit dans les «efforts continus du Pakistan pour consolider la paix et la sécurité dans la région», a précisé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.

Un protocole d'accord dit d'Islamabad a été signé mi-juin par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale, mais l'entente a volé en éclats début juillet avec la reprise des hostilités.

Malgré une accalmie récente sur le front militaire, les tensions restent vives dans la région et Washington a annoncé jeudi un renforcement des sanctions économiques pour, selon le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, faire «s'effondrer» le pouvoir iranien.

Source: AFP

12:58 heures

L’Irak repousse la date du désarmement de groupes armés pro-Iran

Le gouvernement irakien a annoncé avoir repoussé la date limite, qu’il avait initialement fixée au 30 septembre, pour le désarmement de groupes armés pro-iraniens actifs dans le pays, sans expliciter les raisons de cet ajournement ni donner de nouvelle date butoir. Bagdad est sous pression croissante des Etats-Unis pour désarmer les groupes pro-iraniens qui ont attaqué des installations américaines en Irak et dans toute la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Jusque là, le gouvernement irakien s’était tenu à un délai expirant le 30 septembre, mais dimanche, le conseiller à la sécurité du Premier ministre, Qasim al-Araji, a déclaré à un média d’Etat que le processus ne débuterait qu’à la fin du mois prochain. 

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«Le 30 septembre est la date du départ de la coalition internationale» antijihadiste menée par les Etats-Unis, «et non la date limite pour la remise des armes», a-t-il affirmé à la chaîne Al Iraqiya. 

Source: AFP

12:53 heures

L'Iran se moque des menaces américaines

L’Iran a balayé lundi la menace américaine d’un «D-Day économique» visant à l’asphyxier, y voyant un «aveu de défaite» des Etats-Unis, qui doivent détailler dans la journée cette campagne, près de six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. 

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé pour lundi, dans une tribune publiée dans le Financial Times, un «D-Day économique» – en référence au Débarquement allié de 1944 en France – visant à couper les dernières «lignes de survie» de l’Iran. Il a également affirmé sur X que les États-Unis avaient «démantelé les capacités militaires de l’Iran, détruit près de 100% de ses usines militaires et mis fin à son programme nucléaire». 

«Votre discours ne tient pas la route», a rétorqué Kazem Gharibabadi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, demandant pourquoi, si Washington avait atteint de tels objectifs, il serait nécessaire de procéder «à +la plus grande invasion financière de l’histoire+ et de mobiliser "toutes les institutions et tous les pouvoirs" des États-Unis». «S’agit-il d’une victoire ou d’un aveu de défaite de la part des États-Unis?», a-t-il feint s’interroger. 

Source: AFP

10:42 heures

L'Iran menace les alliés de Washington

Le ministère iranien des Affaires étrangères a averti lundi qu’il y aura des «conséquences» pour les pays qui se joindraient à la campagne de pression économique américaine contre la République islamique. 

«Les avertissements nécessaires ont certainement été adressés, car toute complicité avec l’Amérique dans la mise en oeuvre de ses actions agressives contre l’Iran aura assurément ses propres conséquences», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire, avant l’annonce attendue dans la journée par Washington de nouvelles mesures pour isoler l’économie iranienne.

Source: AFP

10:40 heures

Tensions entre Téhéran et Paris

Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié lundi d’«illégale» l’annonce par la France de l’expulsion de deux de ses diplomates, en représailles à la décision de Téhéran de ne pas autoriser deux diplomates français à revenir sur son territoire. 

«La mesure prise par la France est une mesure illégale en réponse à l’action en justice légitime de l’Iran, et elle ne contribue en rien à améliorer les relations bilatérales», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse hebdomadaire.

Source: AFP

10:04 heures

Un pétrolier en feu au large de l’Arabie saoudite

Un pétrolier a pris feu après avoir été touché lundi par un «projectile inconnu» en mer Rouge, au large du port saoudien de Yanbu, a indiqué l’agence maritime britannique UKMTO. 

Une «compagnie a signalé qu’un pétrolier avait été frappé par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire. Tout l’équipage est sain et sauf (...) et aucun impact sur l’environnement n’a été signalé», a annoncé UKMTO, précisant que l’incident s’était produit à 63 milles nautiques à l’ouest de Yanbu. La société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech a elle indiqué qu’un navire battant pavillon saoudien avait été frappé par un missile et avait pris feu. 

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Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, prennent régulièrement pour cible les navires du royaume depuis qu’ils ont annoncé fin juillet un blocus maritime contre Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite, dans une nouvelle étape du conflit régional déclenché par l’offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février. 

Après le verrouillage du détroit d’Ormuz par Téhéran, le port de Yanbu est devenu le principal point de sortie du pétrole saoudien, tandis que le détroit de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, est devenu un passage crucial pour le trafic maritime. 

Source: AFP

09:24 heures

Le ministre des Affaires étrangères d’Oman en Iran

Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d’un accord sur les modalités de passage dans le détroit d’Ormuz. 

Badr al-Busaidi mènera les «consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu’États riverains du détroit d’Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué. Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour «renforcer la coopération bilatérale» et «discuter des enjeux régionaux».

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a verrouillé le stratégique détroit d’Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux. 

Téhéran a indiqué qu’il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L’Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d’autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le «contrôle total» du détroit et a affirmé qu’il en ferait, après la guerre un «territoire américain». Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait «en travers» du chemin des Etats-Unis. L’Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit. 

Source: AFP

06:10 heures

Les prix du pétrole reculent, dans l'attente de sanctions américaines contre l'Iran

Les cours du pétrole ont chuté lundi, au moment où les investisseurs attendent les détails de nouvelles pressions économiques américaines sur l'Iran, décrites par le président Donald Trump la semaine dernière comme «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays».

Les Bourses asiatiques ont ouvert en baisse, sur fond d'interrogations quant à l'intelligence artificielle (IA). Le Kospi sud-coréen cédait 3,12% vers 03H20 GMT après que Samsung Electronics a dit racheter ses propres titres à hauteur d'environ 80 milliards de dollars (68 milliards d'euros), soit le plus gros rachat d'actions du pays.

L'action Samsung, comme celle de son concurrent SK hynix, a atteint un sommet en juin, portée par l'optimisme suscité par les progrès de l'IA, mais elle a depuis reculé du fait de la nervosité des investisseurs et d'une correction dans le secteur technologique. Vers 03H20 GMT, le Hang Seng perdait 2,08%, tandis que le Nikkei reculait de 0,07%, Shanghai cédait 0,89% et Taipei abandonnait 0,19%.

Les investisseurs attendent cette semaine avec impatience les résultats de l'américain Nvidia, entreprise la plus valorisée au monde et indicateur clé du secteur. La question pour le fabricant de puces reste de savoir si le secteur de l'IA va poursuivre son essor à mesure que cette technologie s'impose dans de nouveaux domaines.

Source: AFP

02:51 heures

Après les frappes, la Syrie a discuté avec Israël pour calmer le jeu

La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie. Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie.

Damas veut désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie. Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.

Les USA au centre

Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une «salle des opérations spéciales» en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'«une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien». 

Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois.

Source: AFP

22.08.2026, 16:59 heures

Une attaque de drone israélien fait un blessé

La télévision d'Etat syrienne a rapporté samedi qu'une personne avait été blessée par un drone israélien ayant ciblé un véhicule près du plateau du Golan annexé par Israël, trois jours après une mise en garde de l'Etat hébreu. La même source a publié une photo d'un camion endommagé dans le village de Beit Jinn.

L'armée israélienne a de son côté indiqué que ses forces avaient tiré dans le sud de la Syrie sur une personne «qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale», sans l'identifier ni préciser si elle appartenait à un groupe particulier. «Les activités du terroriste constituaient une menace immédiate» pour les soldats israéliens, a ajouté l'armée.

Source: AFP

22.08.2026, 14:05 heures

L'Iran a autorisé des pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz

L'Iran a accordé des autorisations spéciales à certains pétroliers irakiens pour qu'ils puissent franchir le détroit stratégique d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté samedi l'agence de presse officielle Irna.

«Bien qu'il soit soumis aux mesures militaires les plus sévères (...) des Etats-Unis, Téhéran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d'Ormuz au cours des six derniers mois», a indiqué Irna.

Source: AFP

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