Cuba a organisé une réunion de son «Conseil de défense nationale» afin d'évaluer sa préparation militaire en cas de déclaration de guerre, dans un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis, selon un communiqué officiel diffusé dimanche par les médias d'Etat.
Le «Conseil de défense nationale», chargé de prendre les rênes du pays en cas de situation exceptionnelle comme un conflit ou une catastrophe naturelle, s'est réuni samedi avec «pour objectif d'accroître et de perfectionner le niveau de préparation et de cohésion des organes de direction et du personnel», peut-on lire dans ce bref communiqué.
Cette réunion a eu pour but d'«analyser et d'approuver les plans et les mesures de passage à l'état de guerre» en cas de conflit avec un autre pays, d'après le communiqué, qui ne fournit pas davantage de détails. Elle entre «dans le cadre de la préparation du pays en application de la conception stratégique de la Guerre de tout le Peuple», l'expression utilisée par les autorités pour l'entraînement et la mobilisation de civils en cas de confrontation armée, ajoute-t-il.
«Journée de la Défense»
C'est la première session du «Conseil de défense nationale» rendue publique depuis le 3 janvier, date à laquelle une opération militaire américaine à Caracas a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, le principal allié de Cuba.
Selon l'agence de presse locale Prensa latina, la réunion a eu lieu à l'occasion de la «Journée de la Défense» pendant laquelle «ont été entraînées les forces populaires pour affronter toute agression». De telles journées de mobilisation ont régulièrement lieu sur cette île communiste.
Le «Conseil de défense nationale» est dirigé par le président Miguel Diaz-Canel. Le communiqué officiel ne donne pas les noms des participants à cette réunion. Il souligne cependant que le chef révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, «s'est tenu informé» de son déroulement et l'a qualifiée de «bonne et efficace».
«Préparer les citoyens»
Prensa Latina explique que ce Conseil a «pour mission d'organiser, de diriger et de préparer les citoyens, en temps de paix, à leur protection, ainsi que de veiller au respect des réglementations en vigueur relatives à la défense et à la sécurité de la nation».
Le président américain Donald Trump a multiplié les menaces contre Cuba après le raid à Caracas. Au cours de cette opération, 32 militaires cubains, dont certains faisaient partie de l'équipe chargée de la sécurité de Nicolas Maduro, ont été tués. En début de semaine, Miguel Diaz-Canel a démenti les propos de Donald Trump sur des pourparlers en cours avec les Etats-Unis.