Le service de l'immigration et des douanes des Etats-Unis (ICE) est à nouveau sous le feu des critiques. Après qu'un agent a froidement abattu Renée Good le 7 janvier dernier à Minneapolis, des policiers qui n'étaient pas en service ont aussi été la cible de contrôles. Leur point commun? Ils sont tous racisés (non-blancs).
Un exemple: une policière racisée de citoyenneté américaine a été interpellée dans une banlieue de Minneapolis par l'ICE, se faisant encercler par les véhicules d'agents. Armés, ils lui ont sommé de présenter ses papiers d'identité. Ils sont partis après qu'elle leur a indiqué qu'elle était policière.
Interpellés sur la base de leur apparence
Plusieurs chefs policiers de différentes villes de la banlieue de Minneapolis ont dénoncé le fait que des policiers et employés municipaux ont été interpellés sur la base de leur apparence. Ils déplorent le fait que ces méthodes – jugées abusives – affectent la population et les forces de l'ordre locales. Ils appellent au respect du cadre légal et à éviter le délit de faciès.
Des milliers d'agents ont été déployés en décembre ces dernières semaines au Minnesota. Les autorités ont porté plainte contre la légalité de l'opération, dénonçant le fait que des agents ont mené des raids militarisés dans des écoles et hôpitaux.