«Rendre un hommage solennel aux héros de la patrie»
Le président-élu colombien annonce qu'il sera investi sur une base militaire

Le président élu colombien Abelardo de la Espriella a affirmé lundi que son investiture aurait lieu en août sur une base militaire, malgré le refus du président sortant Gustavo Petro. Ce dernier a ordonné qu'aucune installation militaire ne soit utilisée.
Abelardo de la Espriella, sans expérience politique, n'a pas encore indiqué le lieu précis où il souhaitait être investi.
Photo: AP Photo/Fernando Vergara
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AFP Agence France-Presse

Le président-élu de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a assuré lundi qu'il serait investi en août sur une base militaire, malgré l'opposition de l'actuel dirigeant Gustavo Petro. Le chef d'Etat de gauche a d'ailleurs ordonné dimanche qu'«aucune installation militaire ne soit utilisée» pour la passation de pouvoir. La loi dispose qu'elle doit se faire devant le Congrès, à Bogota.

«Je serai investi dans une garnison militaire du sud du pays afin de rendre un hommage solennel aux héros de la patrie et aux militaires qui protègent la démocratie, la liberté, l'institutionnalité», a néanmoins certifié le futur président de droite sur ses réseaux sociaux. Pourtant sans majorité, il a demandé au nouveau Parlement, qui doit siéger à partir du 20 juillet, de permettre que la cérémonie se tienne sur une base de l'armée, lui qui prône une ligne dure en soutenant l'action militaire contre les groupes criminels.

Experts comme juristes estiment qu'il serait compliqué de rassembler tous les parlementaires sur le lieu voulu par Abelardo de la Espriella pour la prestation de serment, prévue le 7 août. L'avocat de carrière, novice en politique, n'a pas précisé où exactement il souhaitait hériter du pouvoir. Il a en revanche dit vouloir une «passation austère», «sans profusion», pour limiter les dépenses.

Gustavo Petro dit détenir des preuves de fraudes pendant le second tour, remporté de justesse par Abelardo de la Espriella, et mobilise ses partisans en vue d'une manifestation le 20 juillet. «Et tant que je suis le commandant suprême des forces armées, aucun officier ne fait de salut militaire à un civil, sauf si celui-ci est son commandant suprême», a lancé Gustavo Petro.

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