Le ministre bavarois de l’Économie et chef des Électeurs libres, Hubert Aiwanger, a été retrouvé mort mercredi dans sa chambre d’hôtel à Berlin-Mitte. La police berlinoise a confirmé son décès.
Les circonstances de sa mort restent inconnues. La police privilégie la piste d’une maladie, mais précise que «l’enquête se poursuit».
Hubert Aiwanger devait participer mercredi à l’inauguration du bureau central des Électeurs libres à Berlin. Il avait toutefois renoncé à l’événement, se sentant trop mal. Selon Focus Online, il souffrait d’une gastro-entérite et était resté à l’hôtel «Neuer Fritz». Il aurait ensuite cessé de répondre aux sollicitations, avant d’être retrouvé sans vie dans sa chambre.
Vice-président bavarois
La famille d’Hubert Aiwanger a été informée de son décès. Le politicien partageait sa vie avec Tanja Schweiger, élue locale, avec qui il a eu deux fils.
Hubert Aiwanger avait pris la tête des Électeurs libres en mars 2010. Depuis novembre 2018, il occupait le poste de ministre bavarois de l’Économie et de vice-président du gouvernement régional.
«Une tragédie absolue»
Le ministre-président bavarois Markus Söder a réagi avec émotion à la mort de son collègue, qu’il a qualifiée de «tragédie absolue». Il a adressé ses pensées à la famille et aux deux enfants d’Hubert Aiwanger. «Nous sommes en deuil avec eux et prions pour eux», a-t-il partagé sur X.
Le social-démocrate Karl Lauterbach a lui aussi rendu hommage à Hubert Aiwanger. «C’était un homme combatif et parfois difficile. Mais c’est avant tout un collègue qui nous a quittés, quelqu’un qui s’est engagé avec passion pour son pays. Mes pensées vont à sa famille», a écrit celui qui était son adversaire politique.
Un tract antisémite avait fait les gros titres en 2023
Hubert Aiwanger avait déjà fait la une de l’actualité en 2023, à la suite d’une polémique autour d’un tract antisémite. La «Süddeutsche Zeitung» avait révélé qu’un pamphlet contenant des propos antisémites avait été distribué dans le cadre d’un concours scolaire consacré à l’histoire allemande. Le texte invitait à participer à un prétendu concours fédéral intitulé «Qui est le plus grand traître à la patrie?». Il proposait notamment aux candidats de se présenter «au camp de concentration de Dachau pour un entretien d’embauche». Parmi les prix annoncés figuraient «un vol gratuit par la cheminée à Auschwitz» et «un séjour à vie dans la fosse commune».
Par la voix de son porte-parole, Aiwanger avait alors assuré à la «Süddeutsche Zeitung» qu’il n’était pas l’auteur du pamphlet, rejetant également les accusations d’extrémisme de droite. Quelques heures après la publication de l’article, son frère aîné, Helmut, avait affirmé dans les colonnes de la «Neue Presse» de Passau être à l’origine du tract.