Quatorze mineurs clandestins ont trouvé la mort en Afrique du Sud lors d'un éboulement dans une mine désaffectée où un «nombre indéterminé» de personnes se trouverait encore «actuellement coincé sous terre», a indiqué mardi la police.
«Quatorze mineurs illégaux (sont) morts dans une mine désaffectée», selon un communiqué de la police précisant que la «plupart» d'entre eux sont originaires du Lesotho voisin. Huit autres mineurs ont été grièvement blessés, a précisé une porte-parole de la police à l'AFP.
L'accident s'est produit lundi soir près de la ville de Rustenburg, à environ 100 kilomètres au nord-ouest de Johannesburg sur le site de la mine de Sibanye où le groupe Sibanye-Stillwater exploite des métaux du groupe du platine. «L'endroit où ils travaillaient n'est vraiment pas sûr» et «ils ont été victimes d'un éboulement», a déclaré la porte-parole de la police.
Poussés par la pauvreté et le chômage
«Ils entrent dans des puits de mine désaffectés... C'est tellement délabré, il n'y a aucune infrastructure, aucune mesure de sécurité n'est en place», a-t-elle ajouté. L'exploitation minière illégale est très répandue en Afrique du Sud, attirant des personnes venues de toute la région pour explorer des puits de mine désaffectés et abandonnés à la recherche de minerais et le plus souvent d'or.
Poussés par la pauvreté et le chômage, les «zama zamas», traduire «ceux qui essaient» en zoulou, descendent profondément dans des puits abandonnés par les sociétés minières ou en creusent de nouveaux. Ce secteur est en proie au crime organisé, à des assassinats, à des extorsions et à d'autres activités illégales.
Pas une première
Le 31 juillet dans la même province du Nord-Ouest, mais à 200 km de Rustenburg, une opération policière visant des mineurs clandestins avait abouti à l'arrestation de 24 ressortissants étrangers en situation irrégulière à Stilfontein et à la découverte d'un camion transportant une pelleteuse.
Stilfontein est resté tristement célèbre pour la mort d'au moins 90 mineurs artisanaux assiégés par la police entre fin 2024 et début 2025. En février dernier, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé le déploiement de l'armée pour aider la police à lutter contre l'exploitation minière illégale.