Votations du 27 septembre
Les citoyens de plusieurs cantons appelés aux urnes ce dimanche

Les citoyens de plusieurs cantons suisses votent ce dimanche sur des sujets brûlants : baisse d'impôt dans le canton de Vaud, aides transfrontalières à Genève, et réforme de l'éducation à Berne. Les enjeux divisent fortement les camps politiques.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

Plusieurs cantons sont appelés aux urnes ce dimanche. Les Vaudois se prononcent sur une baisse d'impôt de 12% demandée par les milieux économiques, les Genevois sur le financement de P+R en France voisine et les Bernois sur la qualité de la formation.

Le canton de Vaud vote sur l'un des objets cantonaux les plus brûlants de la dernière décennie: l'initiative dite des 12%. Elle demande de baisser l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune, une mesure réclamée de longue date par la droite et les milieux économiques, mais ardemment combattue par la gauche et les syndicats.

A Genève, quatre objets sont soumis aux citoyens. Parmi eux, un crédit de 39,5 millions de francs pour la création d'infrastructures transfrontalières de mobilité, dont des parkings-relais. Une enveloppe destinée à cofinancer, à hauteur de 22% de leur coût total, douze projets concrets en Haute-Savoie et dans l'Ain.

L'initiative du PS «Pour une contraception gratuite», qui demande la mise en place d'un cadre légal pour couvrir les frais liés à la contraception, sera aussi en votation. Tout comme la coupe de 2 millions de francs par an dans le contrat de prestation entre le canton et la Haute école spécialisée de Suisse occidentale - Genève (HES-SO Genève). Une mesure contestée par la gauche et le MCG.

Logement

Le quatrième objet veut permettre à un locataire d'acheter son logement, grâce à une modification de la loi sur les démolitions, travaux et rénovations des maisons d'habitation (LDTR) soutenue par la droite et les milieux immobiliers. Le texte fixe cinq conditions.

Craignant une atteinte aux droits des locataires et le retour des «congés-ventes» dans un contexte de forte pénurie de logements, la gauche et l'ASLOCA ont lancé un référendum. L'UDC et LJS appellent, eux aussi, à refuser ce projet.

Les électeurs bernois se prononcent eux sur une initiative visant à inscrire dans la Constitution cantonale des dispositions pour assurer la qualité de la formation. Le texte combattu par l'exécutif et le Grand Conseil demande que le canton et les communes garantissent sur tout le territoire un enseignement de haute qualité et mettent à disposition les moyens nécessaires pour y parvenir.

Aide au suicide à Zurich

En Suisse alémanique, les Zurichois doivent dire s'ils acceptent d'élargir l'aide au suicide à l'ensemble des EMS, publics comme privés, ainsi qu'aux hôpitaux et cliniques de réadaptation. Outre Sarine, il s'agit d'une première. Dans quatre cantons romands pionniers, cette règle prévaut déjà dans les établissements de santé publics.

Les citoyens zurichois votent en outre sur une modification de la loi sur le personnel enseignant combattue par référendum par une centaine de villes et communes et une minorité du parlement (PLR, UDC, UDF). Le projet, qui vise à adapter les forfaits hors cours des enseignants face à l'augmentation de leurs tâches, entraînerait des surcoûts de 83 millions de francs par an.

Après les Zurichois et les citoyens de Bâle-Campagne, les Schaffhousois votent à leur tour sur la gestion des zones 30. Une initiative et un contre-projet veulent restreindre la possibilité de limiter la vitesse à 30 km/h sur des axes principaux.

Hooligans et «casseurs»

A Lucerne, ce sont les débordements violents des hooligans qui occupent les esprits. Le souverain vote sur une initiative partiellement invalidée du Centre, réclamant notamment des contrôles d'identité des fans, et sur un contre-projet moins contraignant des autorités.

Les citoyens de Bâle-Ville se prononcent eux sur l'initiative UDC dite «anti-casseurs». Le texte, qui veut faire payer les frais de police et les dégâts aux manifestants, est jugé antidémocratique par ses opposants. En 2024, les Zurichois avaient rejeté un texte similaire au profit d'un contre-projet.

Près de 20 ans après l'introduction du droit de vote dès l'âge de 16 ans à Glaris, les Grisons votent à leur tour sur ce sujet. Un «oui» de leur part dans les urnes constituerait une sensation, car cette innovation a été rejetée entretemps dans tous les autres cantons qui se sont prononcés. Mais ses chances ne sont pas nulles dans ce canton alpin qui entend limiter l'exode des jeunes.

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