Le conseiller fédéral Beat Jans a longuement dénoncé vendredi les conséquences qu'aurait, selon lui, un oui à l'initiative «Pas de Suisse à 10 millions». Il s'exprimait lors d'un discours à l'occasion du 1er mai à Bienne.
Si l'initiative a pour ambition de résoudre de nombreux problèmes – les trains bondés, les embouteillages, les loyers, la criminalité ou encore les problèmes environnementaux –, «ce sont des promesses en l'air», a déclaré le Bâlois selon la version écrite de son discours.
Si elle est acceptée, cette initiative «nous obligera à dénoncer l'accord sur la libre-circulation des personnes et mettra en danger la voie bilatérale. Et elle aggravera la pénurie de main-d'oeuvre», a-t-il dit. A ses yeux, «cette initiative extrême est un grand risque». Selon le chef du DFJP, le texte «nuirait aussi à la crédibilité de la Suisse et à notre tradition humanitaire.» En acceptant cette initiative, «la Suisse trahirait ses valeurs et compromettrait sa réputation d'Etat fiable qui défend les droits humains.»