Violence en Suisse
Un accès à l'aide très inégal pour les personnes âgées

Barrières linguistiques, isolement et complexité des démarches empêchent les séniors migrantes en Suisse d'accéder à l'aide contre les violences domestiques. Une étude nationale propose des solutions inclusives pour réduire ces obstacles.
Les organisations demandent de diffuser une information claire, accessible et multilingue dans les lieux fréquentés par les séniors.
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ATS Agence télégraphique suisse

En Suisse, les personnes âgées avec un parcours migratoire font face à un accès inégal à l’aide en cas de violences domestiques, selon une étude nationale publiée lundi. Cette situation est le résultat d'un «cumul de barrières structurelles». Les organisations souhaitent renforcer les mesures d'inclusion pour un accès «équitable aux dispositifs d'aide».

L'étude, menée par l'Institut et Haute Ecole de la Santé la Source/ senior-lab en collaboration avec le Bureau de l'égalité entre femmes et hommes, met en lumière une «accumulation des obstacles» plutôt que de différences culturelles dans la recherche de l'aide.

Il s'agit notamment de barrières linguistiques, de la complexité des démarches administratives, d'une dépendance économique ou sociale, d'un isolement et d'une faible connaissance des ressources disponibles, selon le communiqué de presse. A cela s'ajoute des normes générationnelles, comme la réticence à solliciter de l'aide extérieure.

Selon l'étude, les «relais de proximité», comme des membres de la famille proche, des médecins traitants ou des associations de quartier sont déterminants dans cet accès à l'aide. La communauté d’origine et la famille élargie sont rarement mobilisées comme ressources, notamment par «crainte du jugement ou par souci de préserver la sphère privée».

Information claire, accessible et multilingue

Le rapport formule des recommandations «concrètes» sur la base de ces constats. Les organisations demandent de diffuser une information claire, accessible et multilingue dans les lieux fréquentés par les séniors.

Elles souhaitent aussi renforcer la formation des intervenants au «repérage et à l'orientation». Enfin, pour réduire l'isolement et améliorer la coordination, il faut «favoriser les contacts sociaux et la collaboration interinstitutionnelle».

L'étude qualitative a été réalisée entre 2024 et 2026 en collaboration avec plusieurs organisations de terrain, dont Aide aux victimes Suisse, le Centre de compétence national Vieillesse sans violence, l’EPER/Forum Age et Migration et la Prévention suisse de la criminalité.

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