La Banque cantonale du Valais (BCVs) a dévoilé mardi un bénéfice en baisse pour son exercice 2025. La direction souligne un environnement exigeant marqué notamment par la baisse des taux d'intérêts. Pour 2026, elle entend poursuivre la diversification de ses sources de revenus.
De janvier à fin décembre, le résultat d'exploitation a reculé de 7,8% à 142,1 millions de francs. Le bénéfice net est passé de 90,5 millions à 85,9 millions, indique un communiqué paru mardi. Dans le détail, le résultat des opérations d'intérêts a chuté de 9,4% 204,5 millions, alors que celui des commissions et autres prestations de service a gonflé de 10,4% à 53,5 millions.
Les charges d'exploitation ont pesé plus lourdement à 129,5 millions, soit 1,0% de plus sur un an. La banque explique poursuivre une politique de réallocation des ressources vers des domaines de compétences nécessaires au développement. Dans le même temps, elle porte une attention forte à l'optimisation de son système informatique. Le total du bilan est affiché en progression de 5,7% à 22,0 milliards de francs. Les prêts à la clientèle ont avancé de 4,6% à 16,2 milliards. Les avoirs administrés ont augmenté de 11,1% à 18,3 milliards.
Les fonds propres se sont renforcés, passant de 1,6 milliard à 1,7 milliard. Et, le ratio coûts-revenus avant amortissements est affiché à 45,7% après à 43,5% l'exercice précédent. Le conseil d'administration pourra proposer à ses actionnaires un dividende inchangé de 4,00 francs par action. La contribution sous forme de dividende, d'impôts et de rémunération au titre de la garantie de l'Etat du Valais totalise 66,7 millions de francs.
Une multiplicité des revenus
Durant le deuxième semestre, la pression sur les revenus des intérêts a eu un effet continu sur l'établissement cantonal. Face à cela, la banque met l'accent sur la diversification de ses sources de revenus. «Il s'agit d'un objectif à moyen et long terme», a assuré à l'agence AWP le président de la direction générale Olivier Schnyder.
«La BCVS dispose d'un portefeuille de crédits très sain. L'accompagnement de la clientèle et le développement d'une croissance qualitative et rentable font toujours partie des priorités», a t-il souligné. La gestion de fortune est également l'un des axes de développement stratégiques pour la banque. «Les revenus liés directement à la gestion de fortune ont augmenté de 14% l'an dernier, témoins de ce développement continu», ajoute Olivier Schnyder.
Par ailleurs, «les investissements dans le domaine de la gestion d'actifs (asset management) se poursuivent afin de répondre aux attentes de la clientèle tout en élargissant l'offre de prestations à haute valeur ajoutée.» Pour 2026, la BCVs s'attend à «une marche des affaires dans la continuité des exercices écoulés pour autant que la situation géopolitique mondiale ne se détériore pas». Depuis début janvier, les affaires confirment les prévisions de la banque.