Plus de la moitié du personnel de bus souffrent de douleurs articulaires, selon une étude d'Unisanté Lausanne, relayé par le Syndicat du personnel des transports (SEV). La profession fait aussi face à un risque accru de stress et de burnout. Les syndicalistes ont exigé jeudi des améliorations concrètes des conditions de travail.
«L’accumulation des services de nuit et du matin, les journées de travail prolongées dépassant dix heures ainsi que les agressions répétées de la part de certains passagers constituent autant de facteurs ayant un impact négatif avéré sur la santé psychique», constatent les auteurs de l'étude. De bonnes conditions de pause, notamment des temps de repos suffisants et des espaces de repos adaptés permettraient de réduire «sensiblement» le niveau de stress.
Réunis en assemblée jeudi à Lausanne, les délégués ont décidé de placer la santé du personnel au coeur de l'action syndicale, souligne le SEV dans un communiqué. Pour le vice-président Pablo Guarino, il faut «améliorer considérablement l’organisation du temps de travail». La protection contre la violence doit aussi être renforcée. Le SEV compte lancer une campagne syndicale afin de faire entendre ces revendications.