Les ONG inquiètes
Temu et Shein pourraient se servir de la Suisse pour contourner les obstacles à leur business

Depuis le 1er juillet, l'Union européenne a imposé des taxes sur les petits colis. Des ONG craignent que les plateformes du e-commerce chinois comme Shein ou Temu contournent ces règles en transitant par la Suisse.
Les plateformes du e-commerce chinois comme Temu ont l'habitude d'envoyer des petits colis.
Photo: IMAGO/NurPhoto
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Olalla Piñeiro TrigoJournaliste Blick

La Suisse deviendra-t-elle une plaque tournante du commerce en ligne chinois? C'est le scénario que redoutent plusieurs ONG, rapporte la RTS

En cause, une législation qui diffère entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Car contrairement à la Suisse, l'UE taxe depuis le 1er juillet les petits colis. Désormais, toute marchandise dont la valeur d'achat dépasse les 150 euros sera soumise à une taxe fixe de trois euros. 

Risque d'inondation de colis?

Une mesure qui va toucher les plateformes de ventes en ligne chinoises, comme Temu ou Shein, qui proposent une multitude de petits gadgets sur leur site. Résultat: les géants chinois pourraient contourner cet obstacle en passant par la Suisse. Ils y enverraient la marchandise par avion, avant de l'acheminer vers leur destination finale. Une situation rendue possible par la forte pression exercée sur les douanes suisses, qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour contrôler minutieusement l’ensemble des envois.

L'ONG genevoise Public Eye déplore que le Conseil fédéral n'ait pas adopté une mesure législative similaire au même moment que l'UE. A noter toutefois que cette «tactique» ne devrait être que provisoire, le Parlement suisse ayant déjà approuvé une règlementation comparable qui devrait entrer en vigueur en 2028.

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