Les 5 infos du jour
Un «pur hasard»: la Suisse autoriserait l'usage des pesticides à l’aveugle

Au menu de ce lundi 12 janvier: des bases scientifiques fragiles sur les pesticides, le deal de rue à Yverdon, l'or suisse mis à l'abri des Etats-Unis, l'expulsion illégale d'un journaliste pro-palestinien, et enfin, le degré de dangerosité des demandes d'asile.
En Suisse, l'évaluation des risques sur certains pesticides relèverait du «pur hasard» selon un expert.
Photo: CHRISTIAN BEUTLER

Pour bien démarrer cette fraîche semaine, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce lundi 12 janvier:

1

Des failles inquiétantes dans l’évaluation des pesticides

L'identification de certains risques lors de l'autorisation des produits phytosanitaires relève du «pur hasard», avertit lundi dans la «Basler Zeitung», la «Berner Zeitung», le «Bund» et le «Tages-Anzeiger» un ex-toxicologue à la Confédération et ancien membre d'un comité d'experts de l'ONU, Jürg Zarn. Les pesticides sont testés sur les animaux, mais pas sur les humains, note-t-il. Or, ajoute-t-il, lors de l'autorisation de médicaments, il s'avère souvent que les substances testées au préalable sur les animaux ne sont pas efficaces chez l'homme. Il critique également le fait que de nombreuses informations fournies par le fabricant ne sont pas exploitables, mais sont néanmoins reprises. Avant de prendre sa retraite à la fin 2025, Jürg Zarn était chef du service de toxicologie des produits phytosanitaires à l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires.

2

La pression policière fait reculer le deal à la gare d’Yverdon

Les opérations menées chaque semaine contre les vendeurs de drogue à la gare d'Yverdon-les-Bains (VD) portent leur fruit, indique lundi dans «La Liberté», «ArcInfo» et «Le Nouvelliste» le commandant de la police du Nord vaudois Marc Dumartheray. «Grâce à elles, le nombre de 'dealers' présumés s'est stabilisé à dix-douze, contre une vingtaine au début de la crise» en 2024, ajoute-t-il. L'arrivée du crack et ses effets néfastes dans la ville ont surpris les autorités, précise le commandant, qui ne comprend pas pourquoi les vendeurs de crack viennent dans la cité du Nord vaudois plutôt qu'à Lausanne. ll constate cependant qu'il y a beaucoup de consommateurs neuchâtelois. «Nous avons essayé de tirer des enseignements de villes comme Genève, qui ont déjà été confrontées à une telle crise», poursuit-il.

3

La Suisse a mis son or à l’abri après la tempête financière

La Banque nationale suisse (BNS) a retiré ses réserves d'or des Etats-Unis dans le sillage de la crise financière de 2008, indiquent lundi l'«Aargauer Zeitung», la «Luzerner Zeitung» et la «St. Galler Tagblatt». Le ministre suisse des finances de l'époque, Hans-Rudolf Merz, dit dans les journaux avoir mis en garde la direction de la BNS. «J'ai demandé: 'Est-il vraiment judicieux d'avoir des réserves d'or aux Etats-Unis?», ajoute-t-il, soulignant que la banque centrale suisse a fait preuve de prudence et a pris les mesures qui s'imposaient. Interrogée par les journaux, la BNS reste muette sur la question de savoir si elle détient encore de l'or aux Etats-Unis.

4

Zurich a expulsé illégalement un journaliste pro-palestinien

Le Tribunal administratif du canton de Zurich a conclu, en deuxième instance, que l'interdiction de territoire, la détention et l'expulsion d'un journaliste américain pro-palestinien il y a presque un an à Zurich étaient illégales, rapporte lundi «Le Courrier». L'homme de 53 ans, directeur du site en ligne «Electronic Intifada», voulait donner une conférence à Zurich. Son arrestation ne reposait sur aucun fondement «factuel et juridique» et ne respectait ni la constitution ni la Déclaration universelle des droits de l'homme, ajoute la cour. Le jugement met en cause l'Office cantonal zurichois des migrations, légalement responsable, ainsi que la police cantonale zurichoise, agissant à titre représentatif.

5

Asile et naturalisations sous la loupe du renseignement suisse

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a examiné l'année dernière 373 demandes de requérants d'asile pour déterminer leur potentiel de dangerosité, écrit lundi le journal Blick. Selon des données provisoires, le SRC a recommandé d'en rejeter deux. Il a également examiné trois demandes de statut S émanant de ressortissants ukrainiens et ne les a pas contestées. Du côté des demandes de naturalisation, le SRC a évalué 47'000 dossiers et a recommandé d'en rejeter un. Le Service de renseignement de la Confédération dit dans le journal ne pas vouloir commenter ces chiffres.

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