Moteur de recherche imposé?
La Suisse ouvre une enquête contre Google après la suppression d’un écran de choix

Google est sous enquête en Suisse: la Comco examine la suppression de l'écran de choix du moteur de recherche sur Android, une pratique jugée défavorable à la concurrence et inéquitable pour les utilisateurs suisses.
L'autorité de la concurrence en Suisse a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Google.
Photo: imago/Eibner
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AFP Agence France-Presse

L'autorité de la concurrence en Suisse a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Google concernant l'écran de choix du moteur de recherche lors d'une première configuration qui a été supprimé sur les appareils Android en Suisse. Cet écran de choix permet aux utilisateurs de sélectionner leur moteur de recherche par défaut lors de la configuration initiale d'un nouvel appareil Android, indique la Commission de la concurrence (Comco) dans un communiqué.

«Récemment, Google a supprimé cette fonctionnalité en Suisse, alors qu'elle demeure disponible dans l'Espace économique européen (EEE)», affirme la Comco. «Le moteur de recherche Google Search est ainsi imposé par défaut aux utilisateurs suisses», ajoute-t-elle.

«Indices de restriction illicite»

L'autorité suisse de la concurrence a donc ouvert une enquête préalable qui «devra déterminer s'il existe des indices d'une restriction illicite de la concurrence», précise le communiqué. Car «cette nouvelle pratique de Google pourrait affecter les possibilités de concurrence des fournisseurs de moteurs de recherche et, plus largement, d'autres services numériques», fait valoir le gendarme suisse de la concurrence. De plus, elle crée «une différence de traitement entre les utilisateurs suisses et ceux de l'EEE», alors que «les enjeux concurrentiels sont comparables», ajoute la Comco.

Les paramètres par défaut jouent un rôle «déterminant» sur le marché des services numériques, rappelle la Comco. La suppression de cette fonctionnalité pourrait limiter donc la visibilité des moteurs de recherche concurrents de ceux de Google, «et ainsi renforcer les barrières à l'entrée», argumente l'autorité suisse de la concurrence. Contacté par l'AFP, le géant technologique américain dit être au courant de cette enquête préliminaire et vouloir «coopérer pleinement» avec l'autorité de la concurrence «afin de répondre à ses questions», a précisé un porte-parole du groupe dans un communiqué.

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