Le Grand Conseil a parlé
Récolter des signatures contre une rémunération? Plus pour longtemps en Valais

Récolter des signatures pour les référendums ou les initiatives contre une rémunération: une pratique qui pourrait bien être interdite en Valais. C'est en tout cas ce qu'a décidé le Grand Conseil jeudi matin en acceptant de justesse une motion sur le sujet.
Récolter des signatures pour les référendums ou les initiatives contre une rémunération: une pratique qui pourrait bien être interdite en Valais.
Photo: RMS

Obtenir une rémunération pour avoir récolté des signatures pour les référendums ou les initiatives pourrait bien être interdit en Valais à la suite d'une décision du Grand Conseil.

Les auteurs de la motion, issus des rangs verts et centristes, dénoncent ce type de récoltes de signatures effectuées, selon eux, par des personnes qui, «pour la plupart», ne connaissent pas «le fonctionnement de nos institutions». Pour interdire cette «marchandisation de notre démocratie», il demande au Conseil d'Etat de créer «une base légale».

La motion a été combattue par le PLR, l'UDC et une minorité du Centre. Selon le député Damien Revaz (PLR), appuyé par Cyrille Fauchère (UDC), le canton de Neuchâtel souhaitait interdire sur son territoire la collecte rémunérée de signatures pour des initiatives populaires et des référendums fédéraux, cantonaux et communaux. Mais en août 2023, le Conseil fédéral a refusé d'approuver cette révision cantonale pour ce qui concerne les initiatives populaires et les référendums fédéraux.

«Le canton du Valais est souverain. Il pourrait décider d'interdire de récolter des signatures rémunérées au moins pour les objets cantonaux ou communaux», a plaidé le Vert Mathieu Clerc, l'un des motionnaires.

Un risque pour les petites organisations, selon le PLR

Le député PLR estimait également que cette interdiction risquerait «de limiter l'accès à la démocratie pour les petites organisations, les petits partis ou les acteurs politiques qui ne peuvent pas s'appuyer sur les structures bien établies pour organiser une récolte de signatures». Son argumentation n'a pas passé la rampe.

La motion a été acceptée de justesse par 63 voix contre 62 et 3 abstentions.

(ATS)

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