Le Conseil national pourra débattre en mars des conditions de travail des infirmières et infirmiers. Sa commission de la santé publique a terminé son examen après six séances. De nombreuses propositions ont été faites.
Le besoin en personnel soignant augmentera ces prochaines années, de 14% dans les hôpitaux et de 26% dans les EMS, selon la Confédération. Aujourd'hui déjà, plusieurs dizaines de milliers de postes sont vacants, notamment dans le domaine des soins. Afin de maintenir les professionnels dans le secteur de la santé ainsi que la qualité des soins, les conditions de travail doivent être améliorées.
D'autres décisions prises
A l'issue de la dernière séance, la commission est revenue sur certaines décisions, indiquent vendredi les services du Parlement. Par 13 voix contre 12, elle estime que les pauses doivent toujours être considérées comme du temps de travail rémunéré, y compris lorsque les travailleuses et travailleurs sont autorisés à quitter leur poste de travail. La commission a encore pris des décisions concernant les proches aidants employés par une organisation de soins à domicile notamment. Ces derniers doivent être maintenus dans le champ d'application de la nouvelle loi.
Toutefois, la commission précise que le Conseil fédéral doit exempter les proches aidants des prescriptions de cette loi, dans la mesure où leur application n'est pas nécessaire pour l'amélioration de la protection de ces personnes et leurs conditions de travail. Ou les soumettre à des dispositions spéciales, dans la mesure où leur situation particulière le rend nécessaire.
Concernant les organisations de travailleurs, la commission estime, par 14 voix contre 11, qu'elles ne devraient pas pouvoir intenter une action en justice en leur propre nom. Elle trouve que le personnel est suffisamment protégé par les voies de droit habituelles.