Pas rédigée par Manon Schick
La lettre adressée à tous les avocats vaudois est un faux!

La lettre de la DGEJ, adressée aux avocats vaudois, est un faux. Le service assure que sa directrice générale n'a ni rédigé ni signé le document.
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Une fausse lettre envoyée par Manon Schick, directrice a été envoyée à tous les avocats vaudois.
Photo: keystone-sda.ch
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Solène MonneyJournaliste Blick

Une heure après la publication d'un article de Blick concernant une prétendue lettre envoyée par la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ) à des avocats vaudois, le service assure que ce document est un faux: «La directrice générale n'a ni rédigé, ni signé, ni envoyé ce texte.» Un acte grave, s'apparentant à une usurpation d'identité. Une plainte pénale va être déposée.

Dans ce document, faussement signé par Manon Schick, directrice générale de la DGEJ, il était reproché aux avocats de remettre de manière «systématique» en question les rapports rédigés par les professionnels de la DGEJ lors de procédures. Ces contradictions fragiliseraient «inutilement» le travail des équipes de la DGEJ et retarderaient les décisions judiciaires. L'identité des vrais auteurs de la lettre ne sont pour l'heure pas connue.

Manon Schick «rejette clairement les critiques formulées dans ce faux courrier à l’égard des avocats vaudois, dont l’indépendance doit être garantie». La DGEJ dénonce un acte «inadmissible» dont l'objectif «est clairement de nuire et de discréditer l’action d’un service de l’Etat et de sa directrice». De son côté, le conseiller d’Etat Vassilis Venizelos, chef du Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES), indique réitérer «sa pleine et entière confiance aux collaboratrices et collaborateurs du DGEJ».

Indignation des avocats vaudois

La lettre allait encore plus loin en demandant aux avocats de «limiter les objections aux seuls cas strictement fondés». Si la situation ne s'améliorait pas, les auteurs se réservaient le droit de signaler «les comportements jugés téméraires» aux autorités.

Cette lettre avait provoqué l'indignation des avocats vaudois. Elle avait donné lieu à un sentiment de «tentative de musellement». Des avocats avaient indiqué à Blick que ce type de lettre était une première, sans que la véracité soit remise en question. Une avocate spécialisée en droit de la famille évoquait une «tentative de contrainte». Cette fausse missive a été envoyée nominativement, par la poste, à divers avocats d'obédience politique variée.

Le contenu de la lettre reçue par les avocats vaudois. La DGEJ assure qu'il s'agit d'un faux.
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